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Actualités - Conferences Et Seminaires

Damas : un sommet inutile

La Syrie estime que le sommet de Charm el-Cheikh, destiné à mettre fin aux affrontements israélo-palestiniens, pourrait avoir un impact négatif sur la mobilisation anti-israélienne et anti-américaine dans les pays arabes. La presse officielle syrienne martèle depuis deux jours que le sommet prévu lundi en Égypte sera inutile pour les Palestiniens, dangereux pour la région, et qu’il ne profitera qu’au Premier ministre israélien Ehud Barak. Outre M. Barak et le président palestinien Yasser Arafat, le sommet de Charm el-Cheikh réunira également le président américain Bill Clinton, le chef d’État égyptien Hosni Moubarak, le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan, le roi Abdallah II de Jordanie et le haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère Javier Solana. Si le sommet «échoue, et c’est le résultat le plus probable, le Proche-Orient entrera dans une nouvelle phase d’effusion de sang, bien plus grande et plus étendue», affirme dimanche le quotidien gouvernemental Syria Times. «S’il réussit, et ce n’est pas évident du tout, rien ne changera sur le terrain sauf une courte trêve», ajoute le journal. Pour Damas, une véritable solution à l’explosion de violence passe par un traitement de fond du problème en vertu duquel Israël devrait accepter de se retirer de tous les territoires arabes conquis en 1967, palestiniens et syriens. La Syrie préconise dans cette perspective un durcissement général des pays arabes, prévoyant notamment une rupture des relations existant entre eux et Israël, et aussi une attitude plus ferme envers les États-Unis. Damas compte sur le sommet arabe extraordinaire, prévu les 21 et 22 octobre en Égypte, pour faire prévaloir son point de vue, misant à cet effet sur les manifestations de colère contre Israël qui se multiplient dans les pays arabes. Ainsi, le quotidien du parti Baas au pouvoir a soupçonné que la réunion de Charm el-Cheikh, sans la mentionner directement, a pour but d’empêcher le sommet arabe de prendre de telles résolutions. «Le sommet arabe est pour bientôt et il n’est pas étonnant de voir avant sa tenue des tentatives visant à le contourner et peut-être à faire avorter d’avance ses résolutions», a affirmé al-Baas. «Un génocide est en cours (contre les Palestiniens), il faut se montrer ferme face à toutes les tentatives visant à faire avorter le sommet arabe dont les résolutions se doivent d’être un soutien puissant pour un peuple qui se sacrifie pour sa terre et ses droits», a-t-il ajouté. «Il est devenu impossible de parier sur un retour des droits usurpés par le biais d’une diplomatie (américaine) alignée sur Israël», a-t-il souligné. Le mufti syrien cheikh Ahmad Kaftaro avait appelé le sommet arabe à décider une rupture totale des liens avec Israël, au «boycottage des produits des pays qui soutiennent Israël», et à «déclarer les États-Unis comme un pays totalement aligné sur l’ennemi sioniste et hostile aux Arabes».
La Syrie estime que le sommet de Charm el-Cheikh, destiné à mettre fin aux affrontements israélo-palestiniens, pourrait avoir un impact négatif sur la mobilisation anti-israélienne et anti-américaine dans les pays arabes. La presse officielle syrienne martèle depuis deux jours que le sommet prévu lundi en Égypte sera inutile pour les Palestiniens, dangereux pour la région, et qu’il ne profitera qu’au Premier ministre israélien Ehud Barak. Outre M. Barak et le président palestinien Yasser Arafat, le sommet de Charm el-Cheikh réunira également le président américain Bill Clinton, le chef d’État égyptien Hosni Moubarak, le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan, le roi Abdallah II de Jordanie et le haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère Javier Solana. Si le sommet «échoue, et...