Yves Parlier, sur Aquitaine Innovations, continue de creuser l’écart sur ses poursuivants et possède hier plus de 100 milles d’avance sur Michel Desjoyeaux, sur PRB. Alors que la flotte du Vendée-Globe poursuit sa descente vers le sud à des vitesses croissantes pour contourner l’anticyclone de Ste-Hélène, cette situation ne semble toutefois pas alarmer les adversaires d’Yves Parlier. «C’est normal qu’Yves Parlier creuse l’écart car dans les conditions de navigation que nous avons actuellement, plus tu es devant plus tu vas vite. À ce jeu-là, Yves qui a assez d’expérience avec le bateau s’en sort d’autant mieux», a analysé Michel Desjoyeaux. «Il y a un moment, lorsqu’il va traverser la dorsale de l’anticyclone, où il va être ralenti. J’espère alors que l’effet d’accordéon va avoir lieu dans l’autre sens», a-t-il ajouté. Roland Jourdain, sur Sill Matines la Potagère, qui occupe toujours la troisième place, ne s’inquiète pas encore, mais reste vigilant. «C’est normal qu’il aille plus vite devant, mais faudrait quand même pas que l’écart qu’il creuse dépasse la limite du raisonnable», a-t-il commenté. «Il faut surveiller de près ce qui va se passer dans trois ou quatre jours à l’approche de la dorsale de l’anticyclone. Peut-être que ce sera le jackpot pour Yves Parlier, peut-être pas du tout», a-t-il jugé. Marc Thiercelin, sur Active Wear, prend les choses avec humour et philosophie. «Depuis la sortie du Pot au Noir (ndlr : zone de vents instables délimitant l’hémisphère nord de l’hémisphère sud), le peloton des skippers se trouve à la queue leu leu comme des petits chevaux de bois d’un manège. Il n’y a pas grand-chose à faire», a-t-il plaisanté. «Les écarts sont toujours significatifs. Chaque mille de pris est acquis. Et je sais que lorsque Parlier est devant, ce n’est pas facile de le rattraper. Ce qui m’inquiéterait , c’est qu’il parvienne à saisir un front froid et à se barrer avec», estime pour sa part Thomas Coville. Le skipper de Sodebo Savourons la Vie a déjà navigué avec Parlier, notamment lors de la course en équipage entre New-York et San Francisco, remportée par ce dernier. Coville a d’ailleurs tenu à saluer la performance de l’actuel leader du Vendée-Globe : «Je suis sincèrement super content pour lui. Si je suis là aujourd’hui, c’est grâce à lui, car il m’a donné la chance inouie de faire la Route du Rhum». «Revenir d’où il était (ndlr : Yves Parlier a été victime en 1998 d’un accident de parapente dont il a encore des séquelles ) et se retrouver en tête du Vendée-Globe avec 100 milles d’avance : je dis chapeau ! Cela prouve que c’est un très grand bonhomme», a ajouté Coville.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Yves Parlier, sur Aquitaine Innovations, continue de creuser l’écart sur ses poursuivants et possède hier plus de 100 milles d’avance sur Michel Desjoyeaux, sur PRB. Alors que la flotte du Vendée-Globe poursuit sa descente vers le sud à des vitesses croissantes pour contourner l’anticyclone de Ste-Hélène, cette situation ne semble toutefois pas alarmer les adversaires d’Yves Parlier. «C’est normal qu’Yves Parlier creuse l’écart car dans les conditions de navigation que nous avons actuellement, plus tu es devant plus tu vas vite. À ce jeu-là, Yves qui a assez d’expérience avec le bateau s’en sort d’autant mieux», a analysé Michel Desjoyeaux. «Il y a un moment, lorsqu’il va traverser la dorsale de l’anticyclone, où il va être ralenti. J’espère alors que l’effet d’accordéon va avoir lieu dans...