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Actualités - Chronologie

Après le Festival du cinéma européen

Le succès du Festival du cinéma européen est encourageant, certes, mais il ne saurait dissimuler les problèmes de la diffusion des films produits, ou coproduits, en Europe. Surtout en ces temps de mondialisation : ce qui équivaut, en clair, à la domination du cinéma américain. Paradoxalement, la tenue du festival a d’ailleurs poussé à l’échec d’un film (trop ?!) «différent» comme le Ghost Dog de Jim Jarmusch – ce qui est dommage. Parmi les films présentés au festival, outre Taïf al-Madina, de Jean Chamoun, une coproduction libano-française déjà sur nos écrans, il en est deux dont les droits auraient été acquis par des distributeurs libanais. Il s’agit de Dancer in the Dark (danois), de Lars von Trier, et de Harry, un ami qui vous veut du bien (français), de Dominik Moll (pour le tadjik Luna Papa, ce serait plus surprenant). Deux films que notre public pourrait donc voir normalement en salle, leur date de sortie n’ayant pas encore été précisée. D’autres possibilités ne sont pas exclues. Il reste que l’exploitation locale des films non américains est difficile. Les deux circuits en activité au Liban – il n’y a plus de salles indépendantes ! – sont monopolisés, à de rares exceptions près, par la production hollywoodienne. Quelques films français parviennent, non sans peine, jusque sur nos écrans, trop souvent avec un retard préjudiciable à leur carrière. Le temps retrouvé, de Raoul Ruiz, s’est fait longtemps attendre, et La fille sur le pont, de Patrice Leconte, a pris du retard... Tout cela est regrettable, sans aucun doute, mais les choses ne sont pas près de changer. Quant au public... c’est une autre histoire. G.-P.
Le succès du Festival du cinéma européen est encourageant, certes, mais il ne saurait dissimuler les problèmes de la diffusion des films produits, ou coproduits, en Europe. Surtout en ces temps de mondialisation : ce qui équivaut, en clair, à la domination du cinéma américain. Paradoxalement, la tenue du festival a d’ailleurs poussé à l’échec d’un film (trop ?!) «différent» comme le Ghost Dog de Jim Jarmusch – ce qui est dommage. Parmi les films présentés au festival, outre Taïf al-Madina, de Jean Chamoun, une coproduction libano-française déjà sur nos écrans, il en est deux dont les droits auraient été acquis par des distributeurs libanais. Il s’agit de Dancer in the Dark (danois), de Lars von Trier, et de Harry, un ami qui vous veut du bien (français), de Dominik Moll (pour le tadjik Luna Papa, ce...