Une loi. Enfin quelque chose de concert. Le Sénat italien a adopté une loi qui prévoit jusqu’à trois ans de prison pour tout athlète ayant recours à un produit dopant. On ne peut qu’applaudir à cette initiative qui, concrètement, devrait dissuader ceux qui, par leur comportement, nuisent à l’image du sport. Encore faudr a-t-il tirer les choses au clair ? Expliquons-nous : où commence le dopage ? Par la prise d’un simple comprimé d’aspirine pour guérir un mal de tête, ou par un morceau de chocolat croqué avant une épreuve sportive ? Certains athlètes n’osent même plus manger du riz avant l’épreuve, par peur d’être contrôlés positif... Cette loi est une excellente initiative, certes. Reste à savoir l’appliquer de la meilleure façon et surtout au bon moment. Cette loi a été prise par des personnes sensées, qui veulent éradiquer une bonne fois pour toute ce fléau social, véritable «assassin» de l’esprit sportif. L’Italie donc. L’Italie qui réagit, qui se révolte. C’est une grande première. Bousculée par le scandale Pantani et par l’affaire Zeman – Del Piero, elle a décidé de frapper fort. Une bonne fois pour toutes. Il y a quelques mois, un individu accusé de dopage en Europe voyait, et c’est vrai, sa carrière sportive détruite. Il a pris le risque, il en paie les conséquences. Cela n’a toutefois pas empêché beaucoup d’athlètes de tenter la malheureuse expérience. Quitte à gâcher leur vie. Cette loi devrait faire peur. C’est à cela qu’elle tend. À dissuader. Espérons que les autres pays européens franchiront à leur tour le pas. Chez nous, le sport n’est pas assez développé, les enjeux économiques et sportifs ne sont pas aussi importants qu’en Europe, et le dopage, comme le hooliganisme d’ailleurs, n’ont pas encore heureusement atteint nos côtes. Voilà donc un point positif. Nous n’avons pas, certes, les mêmes structures que nos voisins européens, je parle en matière de sport, mais on compense par autre chose. Nous, au moins, on ne se dope pas, messieurs. Pas à ma connaissance en tout cas. Chers amis italiens, sachez que le jour où ce fléau atteindra notre pays, votre loi sera la bienvenue. Mais bon, si des cas de dopage se déclarent chez nous, c’est que l’activité sportive aura pris une autre dimension, une autre ampleur, un autre visage, bien plus professionnel. Si tel devait être le cas, à un moment donné, il faudra choisir entre le professionnalisme, ses déviances, ses aléas et ses perversions et le statut d’amateur qui, finalement, n’engage rien ni personne. Et c’est peut-être mieux comme ça. Raji GABRIEL
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Une loi. Enfin quelque chose de concert. Le Sénat italien a adopté une loi qui prévoit jusqu’à trois ans de prison pour tout athlète ayant recours à un produit dopant. On ne peut qu’applaudir à cette initiative qui, concrètement, devrait dissuader ceux qui, par leur comportement, nuisent à l’image du sport. Encore faudr a-t-il tirer les choses au clair ? Expliquons-nous : où commence le dopage ? Par la prise d’un simple comprimé d’aspirine pour guérir un mal de tête, ou par un morceau de chocolat croqué avant une épreuve sportive ? Certains athlètes n’osent même plus manger du riz avant l’épreuve, par peur d’être contrôlés positif... Cette loi est une excellente initiative, certes. Reste à savoir l’appliquer de la meilleure façon et surtout au bon moment. Cette loi a été prise par des...