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Actualités - Chronologie

L’Équateur sous la menace d’El Nino

Le phénomène climatique El Nino, à l’origine de dégâts évalués à plus de trois milliards de dollars en 1997-98 après des pluies torrentielles en Équateur, pourrait à nouveau se manifester dans le pays entre septembre 2001 et mars 2002, selon un scientifique américain, David Enfield. Cette prévision a été fournie samedi, lors d’une réunion d’experts en météorologie, à Guayaquil (250 kilomètres au sud-ouest de Quito) par ce spécialiste, qui a recommandé au gouvernement du président Gustavo Noboa des mesures de prévention afin d’éviter la répétition du désastre antérieur. Un renforcement de l’infrastructure des routes et des centrales hydroélectriques a été notamment suggéré par David Enfield. El Nino est un phénomène océanique et atmosphérique récurrent, né dans le Pacifique, avec formation d’un courant marin chaud venu de l’Est en direction des côtes sud-américaines, accompagné de précipitations diluviennes, notamment sur le sud de la Colombie, l’Équateur et le Pérou. Son développement sur l’Équateur en 1997 et 1998 avait été marqué par de fortes pluies, notamment sur les régions de la côte Pacifique, avec pour bilan une centaine de morts et des pertes de plus de trois milliards de dollars après la destruction de maisons et de zones agricoles. Lors du séminaire de Guayaquil, le directeur de l’Institut océanographique de la marine (Inocvar), Fernando Zurita, a confirmé que les Équatoriens devaient se préparer à affronter les conséquences du phénomène El Nino, même si les indicateurs «ne le signalent pas comme imminent». Selon David Enfield, le phénomène devrait se développer entre septembre 2001 et mars 2002. M. Zurita a reproché pour sa part aux autorités de ne pas avoir «tiré l’amère leçon» du précédent de 1997-98 et de ne pas anticiper le retour éventuel de telles catastrophes. «Nous continuons de construire dans les vallées fermées des maisons vite emportées (par les inondations) quand arrive El Nino, et nous faisons de même sur les pentes des montagnes où les constructions seront arrachées par les fortes pluies. En deux mots, nous ne cessons de réaliser des choses que nous ne devrions pas faire», a regretté Fernando Zurita. Ces mises en garde contre les risques d’inondations liés à El Nino interviennent au moment où d’autres études viennent de révéler une fonte progressive des neiges éternelles sur les volcans des Andes, suite à la conjugaison de ce phénomène climatique et du réchauffement de la planète. Chargé d’analyser l’évolution des glaciers sur les volcans andins en fonction des changements du climat, Bernard Francou, géologue français, y a constaté une fonte des calottes glaciaires sur les sommets depuis vingt ans «de l’ordre d’un mètre par an en moyenne», selon un récent rapport réalisé dans ses bureaux de Quito. Depuis jeudi dernier, le Chimborazo, le plus haut volcan d’Équateur (6 310 mètres), où les glaciers sont vieux de 10 000 ans, fait l’objet de sondages à son sommet par une équipe de 18 scientifiques dirigée par Bernard Francou, pour y détecter justement, selon lui, «l’évolution de phénomènes comme El Nino jusqu’à un lointain passé et les principaux signaux de la variabilité du climat».
Le phénomène climatique El Nino, à l’origine de dégâts évalués à plus de trois milliards de dollars en 1997-98 après des pluies torrentielles en Équateur, pourrait à nouveau se manifester dans le pays entre septembre 2001 et mars 2002, selon un scientifique américain, David Enfield. Cette prévision a été fournie samedi, lors d’une réunion d’experts en météorologie, à Guayaquil (250 kilomètres au sud-ouest de Quito) par ce spécialiste, qui a recommandé au gouvernement du président Gustavo Noboa des mesures de prévention afin d’éviter la répétition du désastre antérieur. Un renforcement de l’infrastructure des routes et des centrales hydroélectriques a été notamment suggéré par David Enfield. El Nino est un phénomène océanique et atmosphérique récurrent, né dans le Pacifique, avec formation...