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Actualités - Chronologie

Ahlam : un peu plus de 50 dollars par mois

Le mari d’Ahlam est porté disparu depuis dix ans. La jeune femme a appris la nouvelle alors qu’elle était enceinte de son deuxième enfant. Elle a abandonné ses études pour subvenir aux besoins de sa petite famille en apprenant le métier de coiffeuse. «Un travail relativement bien payé, c’est pour cela que je l’ai choisi». Cent mille dinars par mois, c’est un peu plus de cinquante dollars pour trois personnes, mais Ahlam s’estime privilégiée. Quarante mille dinars vont au loyer, le reste sert à compléter la ration distribuée mensuellement par le gouvernement irakien pour couvrir les besoins essentiels de la population : lait, sucre, farine, savon... fournis en échange de mille dinars par personne, le coût du transport. Une somme que sa vieille voisine n’est même pas en mesure de se procurer. Ahlam rogne un peu sur ses fins de mois, achète un peu moins de viande à 2 800 dinars le kilo, pour la payer à sa place. De reproches, elle n’en a guère à adresser à celui que ses enfants surnomment «papa» quand ils le voient à la télévision. Un souvenir lui est cher, celui du jour où Saddam Hussein a essuyé les larmes sur son visage lors d’une cérémonie de souvenir des martyrs. Sa rancœur et son animosité, Ahlam les dirige uniquement vers les Américains qui lui ont enlevé sa jeunesse et ses rêves. «Écrivez, écrivez», insiste-t-elle. «Je me suis portée volontaire pour aller libérer la Palestine». À en croire les médias, près de six millions d’Irakiens ont comme elle répondu à l’appel au jihad lancé par Saddam Hussein.
Le mari d’Ahlam est porté disparu depuis dix ans. La jeune femme a appris la nouvelle alors qu’elle était enceinte de son deuxième enfant. Elle a abandonné ses études pour subvenir aux besoins de sa petite famille en apprenant le métier de coiffeuse. «Un travail relativement bien payé, c’est pour cela que je l’ai choisi». Cent mille dinars par mois, c’est un peu plus de cinquante dollars pour trois personnes, mais Ahlam s’estime privilégiée. Quarante mille dinars vont au loyer, le reste sert à compléter la ration distribuée mensuellement par le gouvernement irakien pour couvrir les besoins essentiels de la population : lait, sucre, farine, savon... fournis en échange de mille dinars par personne, le coût du transport. Une somme que sa vieille voisine n’est même pas en mesure de se procurer. Ahlam rogne un...