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Actualités - Chronologie

Libanpost – 3 carnets de timbres

Libanpost a fait un choix : depuis plusieurs années déjà on attendait un second souffle pour la philatélie au Liban. Les jeunes étudiants savent à peine à quoi sert un timbre-poste, tandis que les parents collectionneurs ont perdu la notion de collectionner les timbres du Liban. D’après nos sondages, sur 100 personnes interrogées, plus de 70 % conservent des timbres-poste. Parmi les 30 % restant, 20 % ont collectionné des timbres durant leur jeune âge. La philatélie était active au Liban avant les évènements, mais malheureusement ces chiffres sont aujourd’hui décourageant surtout lorsqu’on sait que parmi ces 70 % de personnes qui disposent d’une boîte de timbres dans leur grenier, seulement 5 % restent actives et complètent les nouvelles émissions de timbres-poste. Comment faire donc pour que ce passe-temps se propage à travers les Libanais. Voilà déjà quelques années que les Postes libanaises ont remis aux mains des Canadiens la gestion des Postes. Il est vrai que la tâche de Libanpost n’est certes pas facile aujourd’hui ; remettre sur place une infrastructure libanaise vieillie par le temps n’est pas chose facile ; de plus la philatélie libanaise a nécessairement besoin d’un second souffle pour se remettre sur le marché international. On peut dire que depuis 20 ans, elle a perdu de sa valeur. Une collection complète du Liban se négociait en Europe pour plus de 5 000 US dollars, alors qu’aujourd’hui, sur le marché intérieur, on la trouve à 2 500 dollars. Mais que faire pour redonner un punch à cette philatélie libanaise ? Émissions à fleuron La saga des timbres-poste libanais à fleuron semble bien être terminée. Il est vrai qu’au départ il y a eu mal donne et les émissions successives avec des fleurons tantôt en forme de croix orthodoxale, tantôt renversées sur des timbres-poste libanais, n’ayant plus cours depuis déjà plusieurs années, ont bien entendu découragé les collectionneurs. Le jeune philatéliste qui avait l’habitude de se procurer ses récentes émissions du Liban ne trouvait plus de timbres aux guichets postaux, faute d’épuisement de stock (avant même que le timbre n’y apparaisse !). Je fais allusion au timbre-poste de Cana par exemple, qui n’a pas eu cours dans la majorité des guichets postaux. Pour une valeur faciale de 1 100 livres libanaises, aujourd’hui cette pièce à fleuron se négocie à 70 US dollars sur le marché. La spéculation bat son train et les jeunes amateurs se font piéger par la brocante. Que faire dans de pareils cas ? Si vous voulez mon avis, il faut attendre ; le temps arrange les choses et les spéculateurs finiront par baisser leur prix par faute de demande. Les petits cèdres Et que dire des récentes émissions illustrant nos petits cèdres du Liban. Si je dois me baser sur mon questionnaire aux philatélistes connaisseurs, la chose prend une autre tournure. Certains les ont intitulées les petits «cèdrons» du Liban, d’autres se sont moqués en me précisant que lorsqu’on passe la langue sur la gomme du timbre, on risque de le perdre dans la bouche. Il est bien vrai que la taille reste démesurée à comparer avec le timbre du pape et la nouvelle série des petits cèdres. Il ne faut pas cependant prendre les choses au mal et si l’on doit comparer ces timbres au niveau de leur valeur faciale, entre 10 000 LL pour le timbre-poste du pape et les nouveaux cèdres dotés d’une faciale de 100 LL, 300 LL, 500 LL, 1 000 LL et 1 500 LL, je dirais même plus aujourd’hui que Libanpost a pris conscience de la chose et que cette nouvelle émission de petits cèdres est à la portée du jeune collectionneur de timbres. Premiers carnets de timbres Les immenses progrès de télécommunications ont suscité une logique réflexion de Libanpost pour l’utilisation de timbres pour les échanges épistolaires. Une grande première au Liban pour relancer la consommation de ces charmantes vignettes : éditer des carnets de 10 timbres dont l’aspect et l’utilisation soient plus ou moins attractifs aux collectionneurs. C’est chose faite, les premiers «Booklets» libanais sont sur le marché. Chaque carnet renferme 10 timbres-poste du même timbre. Trois carnets ont été mis en circulation pour chaque zone d’affranchissement : La zone 1 comprend les destinations vers les pays arabes : Jordanie, Émirats arabes unis, Soudan, Iraq, Kuwaït, l’Arabie séoudite, le Yémen, le sultanat d’Oman, Chypre, le Qatar et l’Égypte. La valeur d’affranchissement pour la zone 1 est fixée à 1 000 LL et le carnet de dix timbres-poste de 500 LL illustrant un petit cèdre de couleur vert-noir a été spécialement conçu pour cette zone. Vous allez me dire mais pourquoi ce carnet est doté de timbres-poste de 500 LL et non pas 1 000 LL ! Et bien tout simplement parce que ce carnet peut également servir pour les destinations locales à 500 LL par courrier de moins de 20 grammes. La zone 2 comprend les destinations vers l’Afrique (y compris le Maroc, la Tunisie, l’Algérie, et la Libye), toute l’Europe inclus la Turquie. La valeur d’affranchissement pour la zone 2 est fixée à 1 100 LL et le carnet de dix timbres-poste de 1 100 LL du petit cèdre de couleur marron tombe juste approprié à la zone 2 d’affranchissement. La zone 3 comprend les destinations lointaines comme les États-Unis, le Canada, l’Australie et tous les autres pays du monde. Sa valeur d’affranchissement est de 1 500 LL et un timbre-poste spécial de 1 500 LL, un nouveau petit cèdre de couleur violet cette fois-ci, a spécialement été conçu pour cette zone 3. Jeu de dentelure J’attire l’attention des collectionneurs libanais sur les récentes émissions des petits cèdres. La toute première émission des «cèdrons» a pour dentelure 12 de perforation et renferme les trois valeurs faciales suivantes : 500 LL vert-noir, 1 000 LL bleu outremer, 1 100 LL marron clair. La seconde série de petits cèdres a pour dentelure 13 de perforation et se compose de deux valeurs faciales : 100 LL rose et 300 LL vert-bleu. Quant aux carnets de 10 timbres-poste, tous les timbres ont pour dentelure 13 de perforation. Le philatéliste collectionneur devra distinguer cette nuance de dentelure entre la valeur de 500 LL vert-noir et 1 100 LL marron clair émise dans deux perforations différentes. Les inventeurs des « Booklets » Tout comme Sir Rowland Hill, l’inventeur du timbre-poste, les Postes britanniques sont les premiers à avoir émis les premiers «Booklets».Tout a commencé en 1967, lorsque la British Post Office a décidé de mettre en circulation des carnets dont l’aspect et l’utilisation soient attractifs et pratiques au public. Les premiers carnets furent dotés d’illustrations aux couvertures ; oiseaux, explorateurs, vieux navires, édifices historiques, tels sont les premiers thèmes de cette communication culturelle à destination des foyers. Le succès de cette nouveauté fut très relatif. Il est vrai que depuis 1904, date de la première parution d’un carnet anglais, rien n’a été fait pour promouvoir ce type de produit. Il faut attendre l’année 1976 où plusieurs types de carnets sont mis sur le marché. Au total, plus de soixante millions de carnets sont émis entre 1976 et 1977. La formule plaît au public et, force du succès, la Poste britannique se met en quête de sponsors susceptibles d’être intéressés par cette forme de communication. Et elle en trouve : Wedgwood, le fabricant de céramiques, Stainley Gibbons, le célèbre quotidien The Times, les Chemins de fer britanniques racontent les grandes lignes de leur histoire au moyen de ces magnifiques couvertures de carnets. Et c’est ainsi que le collectionneur britannique ne sera plus le seul privilégié de la Poste. Nous souhaitons que cette formule soit adaptable au système de Libanpost. Peut-être qu’un jour verrons-nous une quelconque société libanaise sponsoriser les couvertures de nos carnets ? Bruno ZOSIMO
Libanpost a fait un choix : depuis plusieurs années déjà on attendait un second souffle pour la philatélie au Liban. Les jeunes étudiants savent à peine à quoi sert un timbre-poste, tandis que les parents collectionneurs ont perdu la notion de collectionner les timbres du Liban. D’après nos sondages, sur 100 personnes interrogées, plus de 70 % conservent des timbres-poste. Parmi les 30 % restant, 20 % ont collectionné des timbres durant leur jeune âge. La philatélie était active au Liban avant les évènements, mais malheureusement ces chiffres sont aujourd’hui décourageant surtout lorsqu’on sait que parmi ces 70 % de personnes qui disposent d’une boîte de timbres dans leur grenier, seulement 5 % restent actives et complètent les nouvelles émissions de timbres-poste. Comment faire donc pour que ce passe-temps se...