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Actualités - Opinion

Tape, tape dans un dollar...

 Tape, tape dans un ballon. Tel était le titre de la chanson de Pascal Olmeta, ancien footballeur et gardien de but de l’Olympique de Marseille. Chanson qui a fait la une du hit-parade pour gosses, chez Chantal Goya et tata Dorothée – beaucoup plus d’ailleurs grâce au charisme et à la popularité du gardien de but que par les paroles ridicules et la musique peu imaginative de sa chanson. Aujourd’hui, je pense faire la même chose, tout en prenant l’initiative, le bon soin quoi, de remplacer le mot ballon par dollar... Mince ! Ce n’est plus du foot. Ce n’est plus du sport. Ce ne sont plus des hommes mais des vaches laitières, ballottées de gauche à droite, de Florence à Rome, de Madrid à Paris, de Barcelone à Madrid, hein monsieur Figo, l’extraterrestre qui vaut 56,4 millions de dollars, l’homme le plus cher du monde ? (Je vous rassure, pour ses pieds seulement. Mais sûrement pas pour sa matière grise ...). Monsieur Anelka, quant à lui, l’homme à l’allure fière d’enfant gâté pourri, affirmait jadis, à l’époque où il gagnait plus d’un million de francs net d’impôt par mois (il en gagne autant maintenant), simplement pour faire de la figuration ou de la banquette si vous préférez : «J’ai trop de pression médiatique, j’arrive pas à me concentrer». Oh ! pauvre bichon ! Il coûte trop cher et ne sait pas quoi faire de son fric... Ouais. C’est aberrant. Je vous l’accorde. Pendant que plus de la moitié des êtres humains vivent en dessous du seuil de pauvreté, monsieur râle parce qu’il avale trop de billets. Le monde à l’envers quoi, «no comment». En somme, vous le comprenez non ? L’homme aux 75 Mercedes, aux 48 Ferrari... n’avait pas l’habitude de nager dans une baignoire pleine de dollars, il se demandait en plus pourquoi il faisait l’objet d’autant de sollicitations. «Laissez-moi vivre ma jeunesse tranquillement !», disait-il ... Un peu simple d’esprit non ? Désormais, c’est le club qui possède le plus gros budget qui est le roi sur scène. Le plus gros actionnaire. La plus grosse cote boursière. Loin l’époque où les joueurs mouillaient véritablement le maillot, où ils se battaient comme des lions sur un terrain de foot. Tout est calculé à présent. Avec du fric, la grosse équipe, vous l’aurez. Sans un gros capital, vous devez compenser par votre cœur, sur la pelouse, c’est le seul moyen de figurer parmi l’élite. Mais toute une saison, c’est quasiment impossible. D’ailleurs, en ce moment, il est étonnant de constater que le cœur prend le dessus sur l’argent un peu partout en Europe. En Italie, l’Udinese et l’Atalanta de Bergame devancent l’AS Rome et la Lazio. En Espagne, Valence et La Corogne narguent le grand Barça. En France enfin, Lille et Sedan se montrent menaçants. Oui, mais combien de temps tous ces «petits» clubs vont-ils résister aux machines bancaires et à l’assaut des gros calibres, véritables pompes à frics ? Outre le tube musical que je propose, il serait de bon augure, à la mode disons, de remplacer toutes les pelouses de tous les grands stades d’Europe par un billet vert géant au milieu duquel se trouve dessinée la tête du plus cher joueur du club. Chiche. Raji GABRIEL
 Tape, tape dans un ballon. Tel était le titre de la chanson de Pascal Olmeta, ancien footballeur et gardien de but de l’Olympique de Marseille. Chanson qui a fait la une du hit-parade pour gosses, chez Chantal Goya et tata Dorothée – beaucoup plus d’ailleurs grâce au charisme et à la popularité du gardien de but que par les paroles ridicules et la musique peu imaginative de sa chanson. Aujourd’hui, je pense faire la même chose, tout en prenant l’initiative, le bon soin quoi, de remplacer le mot ballon par dollar... Mince ! Ce n’est plus du foot. Ce n’est plus du sport. Ce ne sont plus des hommes mais des vaches laitières, ballottées de gauche à droite, de Florence à Rome, de Madrid à Paris, de Barcelone à Madrid, hein monsieur Figo, l’extraterrestre qui vaut 56,4 millions de dollars, l’homme le plus cher...