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Actualités - Chronologie

La normalisation avec les Occidentaux, seconde étape pour Belgrade

La reprise des relations formelles avec les pays occidentaux dont les avions ont bombardé Belgrade devrait bientôt compléter la normalisation diplomatique entamée avec le retour de la Yougoslavie à l’Onu. L’euphorie internationale provoquée par la chute de Slobodan Milosevic a permis à son successeur Vojislav Kostunica de voir, en un temps record et sans trop d’engagements précis, notamment sur les crimes de guerre, son pays retrouver sa place à l’Onu. La reprise des relations diplomatiques avec les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne devrait suivre rapidement, a indiqué cette semaine l’agence officielle Tanjug. L’ancien régime avait suspendu ces relations le 25 mars 1999, au lendemain du lancement de la campagne aérienne de l’Otan contre la Yougoslavie. Selon la radio B2 92 de Belgrade, citant un diplomate américain non identifié, Washington serait même prêt à reprendre officiellement ces relations dès la semaine prochaine, mais M. Kostunica serait réticent à accepter un calendrier aussi rapide. En attendant «les préparatifs techniques nécessaires (...) comme la remise des clés des ambassades et l’inspection des locaux diplomatiques ont déjà commencé», selon Tanjug. Depuis la fin des bombardements en juin 1999, la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne ont ouvert des sections d’intérêts à Belgrade, abritées au sein des ambassades de Suisse, du Brésil et du Japon. La rapidité avec laquelle M. Kostunica, au pouvoir depuis moins d’un mois, s’est engagé à opter pour le dialogue au lieu de la menace militaire, lui a valu le soutien enthousiaste des Occidentaux pour le retour de son pays au sein de la communauté internationale. Avant l’Onu, la Yougoslavie de M. Kostunica avait déjà rejoint le 26 octobre le pacte de stabilité pour les Balkans, financé par l’UE, et la veille un club informel de coopération des pays d’Europe du Sud-Est. Quelques jours plus tôt, après une visite spectaculaire de M. Kostunica à Sarajevo, assiégé et bombardé cinq ans plus tôt par les forces serbes, le délégué de la communauté internationale en Bosnie, Wolfgang Petritsch, s’était déclaré optimiste sur l’établissement de relations diplomatiques entre Belgrade et Sarajevo. Et lundi prochain, la présidente de l’OSCE, Benita Ferrero-Waldner, est attendue à Belgrade pour discuter avec M. Kostunica de l’admission de la RFY, peut-être dès la conférence ministérielle de l’organisation le 27 novembre.
La reprise des relations formelles avec les pays occidentaux dont les avions ont bombardé Belgrade devrait bientôt compléter la normalisation diplomatique entamée avec le retour de la Yougoslavie à l’Onu. L’euphorie internationale provoquée par la chute de Slobodan Milosevic a permis à son successeur Vojislav Kostunica de voir, en un temps record et sans trop d’engagements précis, notamment sur les crimes de guerre, son pays retrouver sa place à l’Onu. La reprise des relations diplomatiques avec les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne devrait suivre rapidement, a indiqué cette semaine l’agence officielle Tanjug. L’ancien régime avait suspendu ces relations le 25 mars 1999, au lendemain du lancement de la campagne aérienne de l’Otan contre la Yougoslavie. Selon la radio B2 92 de Belgrade,...