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Actualités - Chronologie

Voile - Vendée Globe Roland Jourdain espère gérer sa fougue

Roland Jourdain est l’un des plus sérieux concurrents de la quatrième édition du Vendée Globe, tour du monde en solitaire sans escale ni assistance. Le skipper de «Sill La Potagère» est un habitué de la navigation en solo pour avoir participé huit fois à la solitaire du Figaro. Il connaît également le parcours après deux tours du monde en équipage. Mais c’est la première fois que ce Breton de 36 ans part aussi longtemps seul sur son bateau. «Ce sera ma plus longue expérience. Cela ne m’a jamais déplu d’être solitaire. Petit déjà, j’aimais bien me promener tout seul. Peut-être est-ce une thérapie pour moi (rire). Au-delà de la course et de la compétition, il y a forcément un aspect découverte de soi et chacun se demande comment il va réagir. C’est un des côtés attirants de cette affaire. Je m’y prépare dans ma tête, mais je n’ai pas de méthode particulière», explique Roland Jourdain. Père de deux enfants, il s’était absenté pendant deux mois et demi l’an dernier, à l’occasion de la Transat Le Havre-Carthagène retour, afin de commencer à les habituer à son absence. Deuxième de la Transat anglaise «Pour que je sois bien dans ma tête, il faut que ma famille soit bien. Ce sera certainement la plus grosse difficulté de ce Vendée Globe : m’assurer que toute mon équipe le vive bien moralement. Ce sera une garantie de bonne marche de ma course», ajoute celui que l’on surnomme «Bilou». Le bateau de Roland Jourdain, un monocoque de 60 pieds, est l’un des plus performants de la flotte. Il l’a prouvé en juin dernier lors de la Transat anglaise. «Sill la Potagère» est arrivé en deuxième position derrière la britannique Ellen McArthur. «Sur la Transat, nous avons mené un rythme d’enfer. Pour gagner le Vendée Globe, il faut d’abord arriver. La gestion du matériel n’est pas la même sur 15 jours que sur trois mois. Il va falloir se concentrer pour éviter l’usure mécanique du bateau et la fatigue physique du bonhomme», poursuit le navigateur breton. Comme la plupart de ses adversaires, il sait qu’il va falloir être capable de lever le pied et éviter de tomber dans le piège de la poursuite infernale. «Ce dosage sera difficile. Dans trois semaines deja, nous allons attaquer un gros morceau avec le Grand Sud», conclut-t-il. Ce dosage pourrait commencer avant étant donné que Météo France annonce des conditions particulièrement musclées pour la première nuit en mer des 24 navigateurs solitaires.
Roland Jourdain est l’un des plus sérieux concurrents de la quatrième édition du Vendée Globe, tour du monde en solitaire sans escale ni assistance. Le skipper de «Sill La Potagère» est un habitué de la navigation en solo pour avoir participé huit fois à la solitaire du Figaro. Il connaît également le parcours après deux tours du monde en équipage. Mais c’est la première fois que ce Breton de 36 ans part aussi longtemps seul sur son bateau. «Ce sera ma plus longue expérience. Cela ne m’a jamais déplu d’être solitaire. Petit déjà, j’aimais bien me promener tout seul. Peut-être est-ce une thérapie pour moi (rire). Au-delà de la course et de la compétition, il y a forcément un aspect découverte de soi et chacun se demande comment il va réagir. C’est un des côtés attirants de cette affaire. Je m’y...