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Actualités - Chronologie

Retour en grâce du tailleur et du manteau

Exilé pendant quelques hivers, voilà le manteau qui revient chaud, chaud. Avec l’éclipse (partielle) du tailleur-pantalon, le manteau se précipite pour réchauffer la jupe, gagnante de quelques points sur l’inamovible vêtement masculin. Sursaut de respectabilité classique ou simple indigestion de l’avoir trop porter, les créateurs lui font la grâce de ne pas trop l’étrenner cet hiver. Résultat immédiat, le retour du tailleur classique et du manteau. Un rien rétro (voir Prada), le tailleur a la veste courte. Chez Cerruti, il se structure à partir d’un buste étroit, boutonné assez haut, sur jupe flottante au genou. Paco Rabanne confère au tailleur des lettres de noblesse. Il le conçoit en maille lamée, dorée, dos nu, à jupe droite, longueur genou, porté sous un manteau de fourrure, style star des années Marilyne. À l’opposé, le tailleur poste-féministe est proche de celui des années 80. Céline, sous la baguette de Michael Kors, opte pour le look «joueuse de bridge»: jupe droite mais fendue très haut, chemisier de soie et blazer. En guise de ceinture, on ajoute une chaîne dorée. Un foulard noué au col souligne la réminiscence de l’ancien style «bon chic, bon genre»... Yves Saint-Laurent ne conçoit le tailleur que pour le soir. Ou plutôt le soir «en grand»: lamé or pour veste et jupe droite. Chez Chanel, le tailleur réveille des souvenirs... En tweed gansé avec manteau assorti. Pour dépoussiérer toutefois l’ancien cliché, on abolit le noir et blanc du tweed légendaire au profit du lie-de-vin, du crème ou du bleu marine. Nouvelle variation sur thème connu: les ensembles robe-manteau toujours dans l’esprit du légendaire tailleur de Coco... «Come-back» des années quarante L’actuelle notion du chic discret qui prévaut dans toutes les collections n’est que la réaction provoquée, sans doute, par les extravagances des années récentes marquées par la surcharge et le luxe criard. Résultat de cette nostalgie, le cocktail passéiste de cette hiver: jupe flottante aux genoux, allure délicate, robes simples. Les années quarante reviennent. Épaules accentuées, retour en force de la robe, taille légèrement creusée, retour du tweed. Les manteaux et les pardessus s’ornent d’un collet de fourrure amovible. Et pour signer cette nostalgie, le retour des chaussures à plates-formes qui rappellent infailliblement les années de la Seconde Guerre mondiale. Chez Dolce Gabbana, d’ailleurs, la mode ressemble à s’y méprendre au vestiaire des héroïnes de Fellini et de Rossellini. Faut-il alors s’étonner du retour en force du béret et des souliers à brides? À ce propos, si on veut à tout prix suivre cette mode, mieux vaut s’assurer d’avoir le pas ailé et la jambe fine et longue. Autrement rien n’est plus disgracieux que des pylônes encerclés de lanières...
Exilé pendant quelques hivers, voilà le manteau qui revient chaud, chaud. Avec l’éclipse (partielle) du tailleur-pantalon, le manteau se précipite pour réchauffer la jupe, gagnante de quelques points sur l’inamovible vêtement masculin. Sursaut de respectabilité classique ou simple indigestion de l’avoir trop porter, les créateurs lui font la grâce de ne pas trop l’étrenner cet hiver. Résultat immédiat, le retour du tailleur classique et du manteau. Un rien rétro (voir Prada), le tailleur a la veste courte. Chez Cerruti, il se structure à partir d’un buste étroit, boutonné assez haut, sur jupe flottante au genou. Paco Rabanne confère au tailleur des lettres de noblesse. Il le conçoit en maille lamée, dorée, dos nu, à jupe droite, longueur genou, porté sous un manteau de fourrure, style star des années...