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Actualités - Chronologie

ARGENTINE L’Aconcagua a fait son centième mort

Une Irlandaise résidente à San Diego (Californie), Noreen Gilmore, en trouvant la mort sur les flancs de l’Aconcagua, a eu le triste privilège d’être la centième victime du plus haut sommet des Amériques avec ses 6 962 m. Le corps de Noreen Gilmore devait être redescendu par mules dans la vallée, les sauveteurs ne pouvant utiliser l’hélicoptère pour des raisons climatiques. L’Irlandaise âgée de 44 ans a fait une chute de 70 m dans un ravin après avoir vaincu le sommet. Elle s’était écartée de son groupe, dont faisait partie sa sœur, qui venait de bivouaquer au refuge Berlin, à 5 780 m d’altitude, a expliqué le porte-parole des gardes du Parc national de l’Aconcagua Hugo Chaveta. «L’Acon Cahuac», la «sentinelle de pierre», selon le langage indien, a été officiellement gravie pour la première fois en 1897 par le guide suisse Mattias Zurbriggen et son premier drame survint en 1926 avec son premier mort, un grimpeur autrichien, Johan Stepanek. Depuis, les corps retrouvés de la plupart des victimes reposent dans le petit et émouvant cimetière qui leur a été réservé à l’entrée est de Puente del Inca, à 1 300 km à l’ouest de Buenos Aires, avant dernier village précédant l’arrivée à la frontière avec le Chili. Il y a une quinzaine d’années, la momie d’un enfant inca, vieille d’environ cinq siècles, a été retrouvée à plus de 5 000 m mais rien n’indique que les Incas soient parvenus au sommet des Andes. Sur la plupart des cartes, le point culminant des Amériques porte comme altitude 6 959 m, 800 m de plus que le mont McKinley en Amérique du Nord, mais la dernière mesure faite il y a trois ans a élevé de 3 m le sommet nord de l’Aconcagua à 6 962 m comme l’indique la pancarte située devant le petit lac des Horcones, à 3 000 m d’altitude. C’est à cet endroit que pointent tous les candidats à l’escalade auprès des guides avant de s’élancer. Chacun emporte un sac plastique numéroté, fourni par les «guardaparques», et s’engage, sous peine d’une amende minimum de 100 dollars US, à laisser propre le sommet et les flancs enneigés du plus haut des monts de la Cordillère des Andes. Une dizaines de «cerros» dépassent les 6 500 m, depuis le Tupungato (6 800 m), à 80 km au sud de la «sentinelle», jusqu’à la triple frontière entre l’Argentine, le Chili et la Bolivie, 1 300 km plus au nord. La voie nord-ouest, celle qui a permis à Noreen Gilmore d’atteindre le sommet, ne pose pas de problème aux grimpeurs confirmés, selon Hugo Chaveta. Des centaines de personnes s’élancent chaque saison et environ 30 % d’entre elles atteignent le sommet. En revanche, d’autres voies sont extrêmement techniques, la plus difficile d’entre elles, la «variante Messner», a été ouverte il y a une vingtaine d’années par le célèbre alpiniste italien Reinhold Messner, le premier à avoir gravi sans oxygène les 14 «plus de 8 000 m» que comporte l’Himalaya, Everest en tête pour finir en 1982 avec le Kanchenjunga. Sur la centaine de morts de l’Aconcagua, 70 % sont dues à des œdèmes pulmonaires ou cérébraux provoqués par l’altitude, touchant les andinistes insuffisamment préparés. Ces chiffres ne découragent pourtant pas les candidats à l’escalade pour la saison 2000/2001 qui a débuté le 15 novembre. Mercedes Morist, du secrétariat au Tourisme de la province de Mendoza, a indiqué que 5 000 visiteurs étaient attendus pendant l’été andin, jusqu’au mois de mars, dans le Parc national de l’Aconcagua.
Une Irlandaise résidente à San Diego (Californie), Noreen Gilmore, en trouvant la mort sur les flancs de l’Aconcagua, a eu le triste privilège d’être la centième victime du plus haut sommet des Amériques avec ses 6 962 m. Le corps de Noreen Gilmore devait être redescendu par mules dans la vallée, les sauveteurs ne pouvant utiliser l’hélicoptère pour des raisons climatiques. L’Irlandaise âgée de 44 ans a fait une chute de 70 m dans un ravin après avoir vaincu le sommet. Elle s’était écartée de son groupe, dont faisait partie sa sœur, qui venait de bivouaquer au refuge Berlin, à 5 780 m d’altitude, a expliqué le porte-parole des gardes du Parc national de l’Aconcagua Hugo Chaveta. «L’Acon Cahuac», la «sentinelle de pierre», selon le langage indien, a été officiellement gravie pour la première...