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Actualités - Communiques Et Declarations

Diamants Le Canada propose un suivi permanent du régime des sanctions

Le Canada a proposé de mettre en place auprès du Conseil de sécurité un groupe d’experts permanents chargés de surveiller les violations des sanctions et le trafic de diamants et d’armes qui alimente les conflits, ont indiqué des diplomates. La meilleure manière d’assurer un suivi des sanctions serait «d’établir un bureau permanent de surveillance», a déclaré l’ambassadeur canadien à l’Onu, Paul Heinbecker, lors d’une conférence de presse. Le diplomate canadien, qui préside le Comité des sanctions sur l’Angola, présentait un rapport d’experts indépendant faisant le point sur les violations des sanctions internationales imposées au mouvement rebelle de l’Unita. La veille, un autre rapport indépendant avait accusé le Liberia et son président Charles Taylor d’être au cœur du trafic d’armes et de diamants qui alimente la guerre civile en Sierra Leone. Une autre commission enquête sur le pillage des ressources minières de la République démocratique du Congo par ses voisins. «Les mêmes gens opèrent en Sierra Leone et en Angola et vous pouvez être sûrs qu’ils opèrent également au Congo», a dit M. Heinbecker lors d’une conférence de presse. «Il y a de nombreux chevauchements et il serait tout à fait logique de donner à l’Onu la capacité d’examiner (les violations) globalement plutôt que crise par crise», a-t-il ajouté. Les Canadiens ont ainsi présenté mardi au Conseil de sécurité un projet de résolution sur la création d’une instance de suivi qui incorpore un projet français similaire, selon des diplomates. À la différence du Canada qui insiste sur le respect des sanctions, la France veut surtout limiter le trafic de matières précieuses dans les conflits armés. Il s’agit de créer «un outil permanent de suivi et de traçabilité des trafics de diamants et d’armes qui alimentent les conflits en Afrique», a dit l’ambassadeur de France Jean-David Levitte. Ce suivi serait assuré par un groupe de cinq experts indépendants nommé par le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan et qui rendrait compte au Conseil de sécurité. Concernant l’Angola, le groupe dirigé par l’ambassadeur du Chili à l’Onu, Juan Larrain, a enquêté pendant six mois sur les pays accusés de violer l’embargo sur les armes et les diamants imposé à l’Unita. Il n’apporte aucune révélation mais confirme les conclusions d’un précédent rapport sur les mécanismes qui permettent au mouvement de Jonas Savimbi de financer ses achats d’armes par le commerce illicite de diamants. Mais il ne cite plus nommément les dirigeants du Burkina Faso et du Togo mis en cause dans un précédent rapport d’experts, ce qui avait provoqué la colère des pays africains francophones. C’est «un rapport honnête, objectif, équilibré», a affirmé M. Larrain, en ajoutant que «toutes ses affirmations étaient solidement fondées».
Le Canada a proposé de mettre en place auprès du Conseil de sécurité un groupe d’experts permanents chargés de surveiller les violations des sanctions et le trafic de diamants et d’armes qui alimente les conflits, ont indiqué des diplomates. La meilleure manière d’assurer un suivi des sanctions serait «d’établir un bureau permanent de surveillance», a déclaré l’ambassadeur canadien à l’Onu, Paul Heinbecker, lors d’une conférence de presse. Le diplomate canadien, qui préside le Comité des sanctions sur l’Angola, présentait un rapport d’experts indépendant faisant le point sur les violations des sanctions internationales imposées au mouvement rebelle de l’Unita. La veille, un autre rapport indépendant avait accusé le Liberia et son président Charles Taylor d’être au cœur du trafic d’armes et...