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Actualités - Chronologie

L’influence du milieu Génétique et environnement

Il faut croire que la recherche scientifique, comme la mode vestimentaire, est elle aussi soumise à l’influence des vogues... Ces dernières années, les nombreuses recherches axées sur les gènes polarisaient attention, travaux de recherche et fonds, dont le capital pourrait avoir une influence plus importante sur le comportement des êtres que celle de l’environnement. Or la publication, dans la revue «Science» (21 juillet 2000), des résultats d’une très sérieuse étude italo-française vient mettre en évidence le rôle capital joué par l’environnement sur le comportement. Dans le cadre de ces travaux, des souris génétiquement diverses ont réagi différemment à l’administration de substances, modifiant totalement leur comportement, selon l’environnement dans lequel elles se trouvaient... Ce résultat est en opposition flagrante à la génétique comportementale dont la thèse avance l’existence des gènes de l’agressivité, de l’homosexualité, du désir et d’autres pulsions génétiquement programmées. En d’autres termes, on redécouvre aujourd’hui des théories qui, il y a une vingtaine d’années, prônaient déjà que le comportement individuel est déterminé par la génétique et l’environnement... L’étude italo-française, réalisée sous l’égide du Pr P.V. Piazza et de son équipe, de Simone Cagib (Rome) et de Michel Le Moal (Inserm Bordeaux, France), a repris le thème des travaux déjà publiés en 1999 dans cette même revue scientifique. Il s’agissait de l’équipe de John Crabb (États-Unis) démontrant que des souris, totalement identiques génétiquement, réagissaient de manière différente en fonction des trois laboratoires où elles étaient manipulées: celui de l’Université de Portland (New York) ceux d’Alberta (Canada) et d’Albany (États-Unis). Les chercheurs suggéraient dans leur communication que d’autres laboratoires entreprennent des recherches dans ce domaine afin de confirmer leur conclusion, en tenant compte de l’environnement, leur travaux ayant été entièrement menés en laboratoire. Au moment de la parution de cette étude, l’effet a été retentissant dans les cercles des chercheurs en neurologie du comportement. La nouvelle démonstration L’équipe italo-française a voulu, cette année, aller plus loin dans la démonstration en précisant le rôle de l’environnement. Elle a donc utilisé des souches de souris différentes sur le plan génétique, comme c’est le cas dans la nature. Par la suite, après les avoir soumises, pour mesurer leur sensibilité, à l’amphétamine avec et sans changement de leur environnement, elle a eu recours à une expérience banale: celle de la nourriture ou plutôt la privation alimentaire. Les animaux ont été soumis à la prise d’amphétamines, et leur effet évalué avant et après une abstinence de nourriture avec analyse de leur comportement. Pour les chercheurs, les résultats démontrèrent des variables importantes du comportement face aux événements. Au point de s’avérer capables de changer les orientations génétiques. Durant la seconde partie du XIXe siècle, le rôle de l’environnement était considéré capital pour les neurobiologistes. Peu avant la fin de ce même siècle, la génétique et la science biomoléculaire rendaient donc obsolètes les théories précédentes. Aujourd’hui, on arrive à une conclusion beaucoup moins doctrinale. La génétique et l’environnement se coordonnent pour permettre de faire face aux aléas de l’existence. «Ce qu’il fallait démontrer», ajouteraient les mathématiciens...
Il faut croire que la recherche scientifique, comme la mode vestimentaire, est elle aussi soumise à l’influence des vogues... Ces dernières années, les nombreuses recherches axées sur les gènes polarisaient attention, travaux de recherche et fonds, dont le capital pourrait avoir une influence plus importante sur le comportement des êtres que celle de l’environnement. Or la publication, dans la revue «Science» (21 juillet 2000), des résultats d’une très sérieuse étude italo-française vient mettre en évidence le rôle capital joué par l’environnement sur le comportement. Dans le cadre de ces travaux, des souris génétiquement diverses ont réagi différemment à l’administration de substances, modifiant totalement leur comportement, selon l’environnement dans lequel elles se trouvaient... Ce résultat est en...