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Actualités - Communiques Et Declarations

Sécurité sociale « La caisse abuse les employeurs »

Le gouvernement a promis de se pencher sur la question de la Sécurité sociale, l’une des réclamations principales des patrons libanais. En attendant le projet de réforme, l’expert Ibrahim Muhanna a tenu à souligner hier l’un des nombreux dysfonctionnements qui entravent le système actuel. En ce qui concerne les indemnités de fin de service par exemple, la caisse oblige l’employeur à régler lui-même la différence entre les cotisations engrangées au cours des années et le montant auquel a droit l’employé. Il cite l’exemple d’un employé qui touchait 1 279 livres par an quand il a commencé sa carrière, en 1966, et gagnait 20 millions de livres à son départ à la retraite, en 1999. L’indemnité à laquelle il a droit s’élève à 57,9 millions de livres selon les calculs de M. Muhanna. Et ses contributions totalisent 10,6 millions de livres. La caisse demande donc à l’employeur de régler la différence, soit 47,3 millions de livres. «Ce calcul est absolument faux, car il ne tient pas compte des intérêts perçus par la caisse sur les cotisations versées au cours des années. Dans l’exemple considéré, ces intérêts s’élèvent à 10,3 millions de livres». En fait, l’employeur devrait donc théoriquement verser 37 millions de livres. Ces sommes expliquent en partie l’excédent accumulé par la Caisse nationale de Sécurité sociale et qui s’élèvent selon plusieurs sources à plus de deux milliards de dollars. La loi oblige la caisse à constituer des réserves obligatoires représentant un sixième des allocations santé, famille et éducation et un tiers des indemnités pour accident du travail. En 1992, le gouvernement avait relevé le pourcentage des cotisations à verser pour les allocations familiales, car les réserves avaient fondu après la guerre. Il est aujourd’hui question de le réduire à nouveau. «Il aurait fallu prendre cette décision beaucoup plus tôt, car la caisse a laissé se constituer indûment des excédents. Il faut à mon avis qu’elle les restitue aux employeurs». S.R.
Le gouvernement a promis de se pencher sur la question de la Sécurité sociale, l’une des réclamations principales des patrons libanais. En attendant le projet de réforme, l’expert Ibrahim Muhanna a tenu à souligner hier l’un des nombreux dysfonctionnements qui entravent le système actuel. En ce qui concerne les indemnités de fin de service par exemple, la caisse oblige l’employeur à régler lui-même la différence entre les cotisations engrangées au cours des années et le montant auquel a droit l’employé. Il cite l’exemple d’un employé qui touchait 1 279 livres par an quand il a commencé sa carrière, en 1966, et gagnait 20 millions de livres à son départ à la retraite, en 1999. L’indemnité à laquelle il a droit s’élève à 57,9 millions de livres selon les calculs de M. Muhanna. Et ses contributions...