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Actualités - Chronologie

Un secteur malade de la concurrence et du ralentissement économique

Le plan de restructuration de General Motors témoigne de l’âpreté de la concurrence sur les marchés automobiles américain et européen et illustre les difficultés d’un secteur frappé de plein fouet par le ralentissement économique. Rien ne laisse a priori percer le profond malaise qui habite l’automobile aux États-Unis, ou plutôt les «Big Three» comme sont appelés General Motors, Ford et le germano-américain DaimlerChrysler. La croissance économique américaine, grâce à une consommation effrénée des ménages, est largement palpable sur le marché automobile, avec un record de 17,3 millions de véhicules commercialisés l’an dernier, et à peine moins cette année où les ventes devraient être de 17,1 millions. Mais les nuages sont déjà là et l’an prochain, le marché devrait être de 16,5 millions, ce qui reste «toujours un gros volume», selon Dennis Virag, directeur de la société Automotive Consulting Group à Ann Harbor (Michigan). Les «Big Three» n’ont en fait pas profité des ventes-records d’automobiles aux États-Unis et leurs parts de marchés s’érodent. General Motors, qui régnait sur 36 % du marché américain en début de décennie, affiche une perte d’un point de part de marché (avec environ 28,4 %) sur un an. La part de marché de DaimlerChrysler a fondu de 1,5 point également sur un an (15,7 %), alors que Toyota a gagné 0,5 point, Nissan 0,3 point et Volkswagen 0,8 point. Pour David Cole, directeur du centre de recherche automobile ERIM, cette perte d’influence s’explique notamment par le manque d’attrait des automobiles américaines par rapport au design et à la qualité proposés par la concurrence japonaise ou européenne. Les solutions ne sont pas légion et pour faire face à cette concurrence, les constructeurs américains se livrent à une bagarre féroce sur les prix, multipliant les rabais ou les crédits quasi gratuits. Malgré cela, les grands constructeurs n’arrivent pas à écouler les stocks et, selon Bill Feltenheim, analyste du cabinet d’études Autodata, le niveau des stocks chez les concessionnaires General Motors correspond à 104 jours de vente. Les stocks sont de 82 jours pour le réseau Ford et de 73 chez DaimlerChrysler, des niveaux plus observés depuis janvier 91 quand l’économie américaine était en récession. Oldsmobile abuse depuis plusieurs mois de rabais ou offres promotionnelles diverses, mais le remède n’a pas évité la marginalisation d’une marque vieille de près d’un siècle et qui va maintenant disparaître. Ce n’est pas une surprise pour David Cole qui rappelle que Chrysler a programmé l’an dernier la disparition de Plymouth. Les constructeurs ont «beaucoup trop de marques et il y a des doublons», souligne Bill Feltenheim, analyste du cabinet d’études Autodata, en expliquant que les marques d’un même groupe ont le plus souvent les mêmes véhicules. L’hémorragie n’est sans doute pas finie et David Cole relève les rumeurs de la suppression de la marque Mercury par le groupe Ford. En Europe, où General Motors s’apprête à licencier massivement avec une réduction de ses capacités, la guerre commerciale laisse également des traces. Pour David Cole, «le marché européen est même plus concurrentiel que le marché américain». Les constructeurs américains en font l’amère expérience avec régulièrement des pertes financières épongées par les bénéfices confortables réalisés aux États-Unis. En octobre, le marché européen a baissé de 4 % par rapport au même mois en 1999, mais Ford a vu ses ventes chuter de 9 % et General Motors de 8 %.
Le plan de restructuration de General Motors témoigne de l’âpreté de la concurrence sur les marchés automobiles américain et européen et illustre les difficultés d’un secteur frappé de plein fouet par le ralentissement économique. Rien ne laisse a priori percer le profond malaise qui habite l’automobile aux États-Unis, ou plutôt les «Big Three» comme sont appelés General Motors, Ford et le germano-américain DaimlerChrysler. La croissance économique américaine, grâce à une consommation effrénée des ménages, est largement palpable sur le marché automobile, avec un record de 17,3 millions de véhicules commercialisés l’an dernier, et à peine moins cette année où les ventes devraient être de 17,1 millions. Mais les nuages sont déjà là et l’an prochain, le marché devrait être de 16,5 millions, ce qui...