La récente élection présidentielle aux États-Unis aura réussi à prouver une chose: que la sacro sainte institution qu’est la télévision pour l’américain moyen peut sombrer dans le ridicule le plus total. Ce fut, toute chaînes confondues, un incroyable cafouillage. Et la soirée du mardi 7 novembre est désormais inscrite dans les annales du petit écran comme le pire fiasco de la presse parlée américaine, qui prétend être à l’avant-garde de l’information. Pourquoi? La réponse est toute simple: parcequ’on fait de moins en moins de l’information. Que l’on court après le scoop comme d’autres courant la gueuse, ce qui, à tout prendre, est peut être, plus honorable. Pour un scoop, je soupçonne certains d’être prêts à vendre père et mère. En auraient-ils? Sans parler de l’objectivité toute relative de ceux et celles qui, aux États-Unis, comme ici d’ailleurs, présentent les informations. Bien que je ne sois pas qualifié pour aborder ici un sujet qui touche essentiellement à la politique, j’ai comme l’impression – à tort ou à raison – que la même information n’a pas toujours la même connotation selon la chaîne qui la diffuse. Et puis l’image en dit, parfois, plus long que le verbe: il y a la mine contrite que l’on arbore lorsqu’on n’est pas d’accord, le petit sourire ironique au coin des lèvres lorsqu’on ne veut pas se moquer ouvertement, le regard sceptique lorsqu’on n’y croit pas, sans parler de ceux qui balancent l’encensoir avec autant de conviction qu’un enfant de chœur – sans l’être bien entendu – ou qui utilisent la brosse à reluire avec autant de savoir-faire que le petit cireur nir de Harlem immortalisé par une chanson! Cecla dit, une chose est certaine. Au Liban, nous sommes quand même plus précis lorsqu’il s’agit de compter les voix. Même si, comme celles de Jeanne d’Arc, on ne sait pas toujours d’où elles viennent... Alain PLISSON P.S.: La voix humaine film de Roberto Rossellini avec Anna Magnani.
La récente élection présidentielle aux États-Unis aura réussi à prouver une chose: que la sacro sainte institution qu’est la télévision pour l’américain moyen peut sombrer dans le ridicule le plus total. Ce fut, toute chaînes confondues, un incroyable cafouillage. Et la soirée du mardi 7 novembre est désormais inscrite dans les annales du petit écran comme le pire fiasco de la presse parlée américaine, qui prétend être à l’avant-garde de l’information. Pourquoi? La réponse est toute simple: parcequ’on fait de moins en moins de l’information. Que l’on court après le scoop comme d’autres courant la gueuse, ce qui, à tout prendre, est peut être, plus honorable. Pour un scoop, je soupçonne certains d’être prêts à vendre père et mère. En auraient-ils? Sans parler de l’objectivité toute relative...
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