Une double préoccupation pour la France et la Nouvelle-Zélande, le faucon et le kiwi, deux espèces menacées de l’écosystème. Les deux administrations postales ont décidé de mettre en circulation, conjointement, deux timbres-poste illustrant ces deux espèces d’oiseaux menacés qui se trouvent au sommet des chaînes alimentaires. Le kiwi austral Le kiwi est un oiseau nocturne qui, malgré ses ailes, ne vole pas. Il figure sur l’emblème de la Nouvelle-Zélande et mesure 55 cm de long. Le kiwi austral, appelé aussi apterys australis, est muni d’un long bec et de narines entourées de fines moustaches sensibles comme celles des chats. Il a un odorat extrêmement développé qui lui permet de repérer ses proies. Il se nourrit essentiellement de larves, de vers et de baies. La femelle est plus grosse que le mâle et pond un seul œuf, énorme, qui peut représenter jusqu’à 25% de son poids. Le mâle couve l’œuf sans discontinuer pendant au moins dix semaines, tout en dormant. Il suffira de deux à trois jours au jeune après sa naissance pour partir chasser avec ses parents. La Poste française a mis en circulation, à partir du 6 novembre, un timbre-poste illustrant un kiwi austral. Le timbre a été dessiné par Christophe Drochon d’après une photo de Tui de Roy. La mise en page a été réalisée par Aurélie Baras dans un format horizontal 36 x 26 mm. Il a été imprimé en héliogravure dans les couleurs vert, brun, jaune, mordoré, bleu. La valeur faciale du timbre est de 3.00 FF ou 0.46 euro. La crécerelle La crécerelle, appelée aussi falco naumanni, est un oiseau au corps mince, aux ailes fines et pointues et à la longue queue étroite. Sa tête est petite, dotée d’un bec crochu avec lequel elle attrape sa nourriture faite d’insectes essentiellement et aussi de petits lézards. En France, on ne la trouve plus que dans la plaine de Crau, en Provence. Lors des migrations, on peut parfois l’observer sur le littoral méditerranéen et en Corse. Il y a cinquante ans, la France comptait près de 200 couples de crécerelles en Provence et en Languedoc Roussillon. En 1995, il n’en restait plus que 34. Les raisons sont multiples: concurrence d’autres espèces pour la nidification, aménagement de vieux bâtiments, dénichages, etc. Heureusement, il semblerait que ces oiseaux connaissent une certaine recrudescence depuis quelques années. La Poste française a illustré la crécerelle sur un timbre-poste de valeur faciale 5.20 FF ou 0.79 euro. Tout comme le timbre illustrant le kiwi, il a été dessiné par Christophe Drochon, mais d’après une photographie de l’Agence Phone. La mise en page a été réalisée par Aurélie Baras pour le même format horizontal 36 x 26 mm. L’impression est de l’héliogravure dans des couleurs roux, vert, gris, bleu et blanc. Les deux timbres-poste ont été imprimés à la feuille. Une pochette renfermant les deux émissions communes France – Nouvelle-Zélande a été mise en vente à partir du 4 novembre. À l’intérieur de cette pochette, vous trouverez deux timbres français de la crécerelle à 5.20 FF et deux autres timbres-poste français du kiwi austral à 3.00 FF. Inclus également dans cette pochette, deux timbres-poste néo-zélandais du kiwi austral à 1.80 $ et deux timbres néo-zélandais de la crécerelle à 40 c. Conçue par Aurélie Baras, cette pochette est garnie à l’extérieur d’illustrations d’oiseaux menacés comme le manchot antipode et le nestor léa pour la Nouvelle-Zélande, la cigogne blanche et le vautour percnoptère pour la France. Le fond de la pochette est également illustré de photographies de l’environnement naturel de ces oiseaux. À l’intérieur sont mis en scène deux autres oiseaux, le strigops kakapo pour la Nouvelle-Zélande et le macareux moine pour la France. Le prix de vente au public est de 45.00 FF ou 6.86 euros. Vous pouvez vous procurer cette pochette par correspondance en vous adressant au service philatélique de la Poste, 18, rue François-Bonvin, 75 758 Paris Cedex 15. Le flamant rose Les Postes portugaises ont mis en circulation à partir du 5 septembre 2000 une étiquette de distributeur automatique du type EIFA Klussendorf illustrant le flamant rose, une espèce menacée d’extinction. Le flamant rose, appelé aussi phoenicopterus ruber, fréquente les estuaires du Tage, du Sado et l’embouchure du Guadiana près de Castro Marim au Portugal. Il habite également la Camargue et l’Andalousie. Ses couleurs rose, blanche et vermeille varient en intensité en fonction de l’âge et de la saison des amours. Son bec est garni de lamelles cornées ; il se tient sur ses trois doigts de devant palmés et a une voix rauque. Le plumage des flamants est blanc rosé et le bec est grand, fortement recourbé. Durant la période de nidification, il forme des colonies dans les zones marécageuses riches en sel et construit un nid de boue en forme de cône où la femelle dépose un seul œuf. En plongeant son bec dans la boue, il filtre les fines particules et se nourrit de vers, mollusques, petits serpents. Oiseau vulnérable, le flamant rose manque actuellement de protection efficace. Quatre étiquettes de distribution ayant pour même motif le flamant rose ont été émises dans différentes valeurs faciales: 50$ = 0.25 euro ; 95$ = 0.47 euro ; 100$ = 0.50 euro et 140$ = 0.70 euro. Le dessin a été réalisé par José Projecto dans une impression offset. Une enveloppe premier jour d’émission a également été mise en vente pour accentuer la sauvegarde de cette espèce d’oiseau du Portugal menacée d’extinction. La sarcelle d’hiver Les Postes portugaises ont mis en circulation le 5 septembre 2000 une seconde étiquette de distribution automatique, mais cette fois-ci du type Crouzet. Quatre étiquettes illustrant le même motif, la sarcelle d’hiver, ont été mise en circulation pour différentes valeurs faciales : 50$ = 0.25 euro ; 85$ = 0.42 euro ; 100$ = 0.50 euro et 140$ = 0.70 euro. Le motif de cette nouvelle étiquette de distribution a été dessiné par José Projecto avec une impression en offset. C’est la plus petite espèce de canard à visiter les zones humides marécageuses du Portugal. Au cours de la saison d’automne, le plumage du mâle se différencie de celui de la femelle par une couleur intense. elle s’alimente de tout ce qu’elle trouve, plancton, insectes, pousses végétales, etc. C’est un oiseau migrateur et ne se déplace qu’en grandes bandes. Il se réfugie pendant la saison de la chasse dans certaines canardières artificielles des parcs naturels portugais. La girafe réticulée Dans la famille des girafidés, la girafe réticulée est l’une des huit sous-espèces des girafes. Leur nombre est en régression constante, d’où les Postes françaises ont lancé un appel à la protection de cet animal, l’un des plus hauts de la terre. Cette girafe très particulière vit en Somalie et au Kenya. Du haut de ses 5,80 mètres, elle contemple ses congénères d’un œil bienveillant. Son poids peut atteindre les 2 tonnes et les caractéristiques morphologiques de sa tête sont les suivantes : elle possède de deux à cinq cornes recouvertes de peau ; ses oreilles sont étroites et pointues ; ses yeux sont grands et ses lèvres allongées. Elle possède une très grande acuité visuelle et peut reconnaître un congénère à un kilomètre de distance. Les girafes aiment vivre en groupes qui peuvent atteindre une cinquantaine d’individus. Malheureusement, son pire ennemi reste l’homme. Les braconniers disparaissent moins vite que la race. Cet animal étant trop haut et trop grand pour figurer sur un timbre-poste, le réalisateur de la maquette, Christian Broutin, a dessiné en gros plan une girafe coupée en deux au niveau du long cou, le complément du cou avec la tête réapparaissent de l’autre côté droit du timbre. Le slogan de la Poste française lancé pour cette campagne de protection des girafes réticulées précise : «Pour les multiplier, mettez deux timbres ensemble, vous en aurez au moins un exemplaire complet à domicile !». En voici donc une autre manière de commercialiser la philatélie… Bruno ZOSIMO
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