Tibet Le dalaï-lama annonce avoir renoué un contact avec la Chine
le 05 décembre 2000 à 00h00
Le dalaï-lama, leader spirituel du Tibet en exil en Inde, a annoncé hier à Dharamsala que son frère aîné, Gyalo Thondup, avait renoué un contact avec la Chine après une rupture totale des échanges pendant deux ans. Le dalaï-lama a indiqué, lors d’une conférence de presse tenue à l’occasion du cinquantième anniversaire de son titre de chef d’État tibétain, que son frère s’était rendu en Chine fin octobre à la demande des autorités chinoises. Celui-ci est revenu avec un message de Pékin dont le dalaï-lama a refusé de divulguer la teneur : «J’ai ensuite envoyé un message en Chine disant que je voulais envoyer une sorte de délégation», a indiqué le dalaï-lama. «La réponse finale n’est pas encore parvenue», a-t-il ajouté. Les contacts formels entre le dalaï-lama et Pékin, qui se tenaient via l’ambassade chinoise à New Delhi, ont été interrompus en 1993. Des échanges informels se sont cependant poursuivis après, mais ont été totalement arrêtés en novembre 1998. Comme on lui demandait si ce dialogue naissant pouvait signaler un changement de la part de la Chine, le dalaï-lama a répondu : «Il est trop tôt pour le dire». «Ce qui est essentiel n’est pas (de savoir) si nous parvenons ou non à un accord (...) mais que nous nous rencontrions face à face. L’un des principaux obstacles entre nous est l’ignorance et les impressions fausses». Le dalaï-lama avait été contraint d’assumer les pleins pouvoirs politiques au Tibet en 1950, alors que les troupes chinoises marchaient sur Lhassa. Il avait fui le Tibet en 1959 après l’échec d’une révolte contre l’autorité chinoise et s’était réfugié à Dharamsala (nord de l’Inde). Le dalaï-lama a déclaré qu’il avait demandé à son frère d’aller au Tibet pendant son voyage en Chine, mais que les autorités de Pékin avaient interdit ce déplacement. La Chine estime que les efforts du dalaï-lama «divisent la patrie». Le dalaï-lama a souligné qu’il était partisan d’une autonomie pour le Tibet au sein de l’État chinois. «Tout le monde sait que je ne veux pas l’indépendance. Le gouvernement chinois n’a pas besoin d’avoir de soupçon à ce sujet». Le leader spirituel du bouddhisme tibétain, qui est âgé de 65 ans, a enfin estimé que le mouvement tibétain se poursuivrait après sa mort. «Il s’agit de la lutte de libération d’une nation et non d’un individu».
Le dalaï-lama, leader spirituel du Tibet en exil en Inde, a annoncé hier à Dharamsala que son frère aîné, Gyalo Thondup, avait renoué un contact avec la Chine après une rupture totale des échanges pendant deux ans. Le dalaï-lama a indiqué, lors d’une conférence de presse tenue à l’occasion du cinquantième anniversaire de son titre de chef d’État tibétain, que son frère s’était rendu en Chine fin octobre à la demande des autorités chinoises. Celui-ci est revenu avec un message de Pékin dont le dalaï-lama a refusé de divulguer la teneur : «J’ai ensuite envoyé un message en Chine disant que je voulais envoyer une sorte de délégation», a indiqué le dalaï-lama. «La réponse finale n’est pas encore parvenue», a-t-il ajouté. Les contacts formels entre le dalaï-lama et Pékin, qui se tenaient via...
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