Depuis le début de l’été, une nouvelle animatrice de choc a vu le jour sur TF1. Son nom: Bestie. Chaque dimanche, elle présente Bestophe, aux côtés de Bruno Roblès et Mareva Galanter. Pour une débutante, son aisance à l’antenne est impressionnante. Tour à tour charmeuse, sérieuse, impertinente, Bestie a vite trouvé sa place dans l’émission. Elle a même réussi à faire oublier Fabrice, l’animateur des débuts. Mais... Bestie n’est pas réelle. C’est une animatrice virtuelle gérée par ordinateurs. Ses programmateurs lui ont donné l’apparence d’une petite télévision rigolote avec une bouche en forme de cœur, des yeux malicieux et une antenne à la place des oreilles. Pendant l’émission, elle vole entre les deux autres animateurs et dans le public. Il lui arrive même de lancer des sujets et, quand on lui refuse ce petit plaisir, elle boude. Bestie est irrésistible. Elle contribue chaque semaine au succès de ce divertissement produit par Hervé Hubert. On lui doit déjà l’extraterrestre Bill, du Bigdil, avec Vincent Lagaf’. Un personnage plutôt attachant, chéri des enfants. Sa cote de popularité est telle qu’il reçoit, chaque jour, des dizaines de lettres de fans. Ce qui a donné l’idée au producteur de créer une ligne de produits dérivés (tee-shirts, pulls, montres...). L’animateur virtuel Headroom défrayait déjà la chronique aux États-Unis. Il animait son propre talk-show sur la chaîne câblée HBO. Il était aussi la vedette d’un feuilleton hebdomadaire sur ABC: «Max Headroom, Twenty Minutes into the Future». Derrière le robot, se cachait un vrai acteur Son audace, sa vulgarité et son allure de voyou entraînèrent outre-Atlantique une véritable «Maxmania». Son image fut même utilisée pour vanter les mérites du soda le plus célèbre au monde, Coca-Cola. Derrière ce personnage se cachait, en fait, un acteur bien réel, Matt Frewer. Avant chaque tournage, le comédien revêtait une perruque en plastique, un masque en latex et un costume en fibre de verre. À l’antenne, son image était retravaillée et sa voix déformée pour lui donner l’aspect d’un robot qui parle. Sur France 2, les émissions pour la jeunesse sont animées depuis quatre ans par un singe virtuel répondant au nom de Donkey Kong. Fini le temps des Dorothée et autres Maureen Dor. Les enfants veulent du virtuel. La présentatrice vedette de Channel 5, Andrea Catherwood, a été scannée de la tête aux pieds et reproduite en trois dimensions sur le site Internet de la chaîne. Sur www.channel5.co.uk, Vandrea (un raccourci pour Virtual Andrea) livre en direct aux internautes les nouvelles du jour. À la vue de toutes ses innovations, on se met à rêver qu’un jour le journal de 20 heures soit présenté par une Claire Chazal virtuelle ou un Claude Sérillon en image de synthèse.
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