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Actualités - Chronologie

Le bras droit de Kim Jong-Il

Le Nord-Coréen Jo Myong-Rok, qui débute dimanche une visite historique aux États-Unis, est un militaire de carrière qui a gravi tous les échelons avant de devenir l’homme le plus puissant de son pays après le leader nord-coréen Kim Jong-Il. Ce dernier, tout comme son père décédé Kim Il-Sung, est un quasi dieu dans cet État stalinien. Mais en coulisses, Jo Myong-Rok, ancien pilote dans l’armée de l’air, est un conseiller écouté de Kim Jong-Il et un responsable essentiel dans l’armée dont il est le vice-commandant en chef. «Il a été remarqué par Kim Jong-Il et préparé pour être son bras droit», a expliqué Lee Jong-Seok de l’institut de recherches Sejong à Séoul. Jo Myong-Rok est officiellement numéro trois du régime derrière Kim Jong-Il et le chef de l’État en titre Kim Yong-Nam, chef de l’Assemblée suprême du peuple. «Mais en réalité il est numéro deux», a ajouté ce chercheur. Aujourd’hui âgé de 68 ans, il a fait son entrée sur le devant de la scène à l’occasion du sommet historique de juin dernier entre le leader nord-coréen et le président sud-coréen Kim Dae-Jung. Habillé d’un costume au lieu de son traditionnel uniforme, il avait lu un message à l’occasion d’un déjeuner d’adieu en l’honneur du président sud-coréen dans lequel il promettait le concours de l’armée nord-coréenne à l’initiative de paix lancé par ce sommet. Il a également été vu debout aux côtés de Kim Jong-Il lors de la visite à Pyongyang en juillet du président russe Vladimir Poutine. Jo Myong-Rok a fait ses classes de pilote dans une école militaire en ex-Union soviétique avant de revenir dans son pays au plus fort de la guerre de Corée (1950-53). La première avancée dans sa carrière intervient en 1971 lorsqu’il devient officier d’état-major auprès du commandant en chef de l’armée de l’air, O Kuk-Ryol, un responsable militaire puissant qui en fait son dauphin en 1979. Il restera à ce poste jusqu’en 1995 avant d’être nommé vice-commandant en chef des forces armées et directeur du département politique de l’armée du peuple coréen. Il est nommé en 1998 premier vice-président de la commission nationale de défense, l’organe le plus puissant de l’État qui est dirigé par Kim Jong-Il. «C’est tout à fait remarquable que Kim Jong-Il envoie Jo à Washington. Cela donne l’espoir de progrès tangibles dans les relations entre la Corée du Nord et les États-Unis», a estimé Lee Chung-Hee de l’Université Hankook d’études internationales. Selon M. Lee de l’institut Sejong, Pyongyang, en dépêchant Jo, montre sa volonté d’entrer dans des discussions sérieuses avec Washington sur des sujets militaires comme le développement de missiles ou le nucléaire.
Le Nord-Coréen Jo Myong-Rok, qui débute dimanche une visite historique aux États-Unis, est un militaire de carrière qui a gravi tous les échelons avant de devenir l’homme le plus puissant de son pays après le leader nord-coréen Kim Jong-Il. Ce dernier, tout comme son père décédé Kim Il-Sung, est un quasi dieu dans cet État stalinien. Mais en coulisses, Jo Myong-Rok, ancien pilote dans l’armée de l’air, est un conseiller écouté de Kim Jong-Il et un responsable essentiel dans l’armée dont il est le vice-commandant en chef. «Il a été remarqué par Kim Jong-Il et préparé pour être son bras droit», a expliqué Lee Jong-Seok de l’institut de recherches Sejong à Séoul. Jo Myong-Rok est officiellement numéro trois du régime derrière Kim Jong-Il et le chef de l’État en titre Kim Yong-Nam, chef de...