Énergie Le projet de gazoduc franco-algérien sur les rails
le 10 octobre 2000 à 00h00
Une société d’études sur la faisabilité d’un projet de gazoduc sous-marin reliant les champs gaziers d’Algérie à la France via la Méditerranée et l’Espagne devrait être prochainement créée, a indiqué hier l’hebdomadaire Pétrostratégies, citant des sources concordantes. Le projet, lancé par les compagnies algérienne Sonatrach et espagnole Cepsa le mois dernier, a suscité l’intérêt des britanniques BP et Gas Natural ainsi que des français TotalFinaElf et Gaz de France (GDF), a précisé Pétrostratégies. Les six groupes devraient signer «dans les jours qui viennent» les statuts de la société d’études, qui devra se prononcer sur la faisabilité technico-économique du projet d’ici au début 2001, a relevé l’hebdomadaire. Le gazoduc devrait initialement être construit entre l’Algérie et l’Espagne, posé par 2 000 mètres de fond, et serait ensuite prolongé par un autre conduit vers la France, via les Pyrénées, a détaillé l’hebdomadaire. La capacité initiale du gazoduc en projet serait d’au moins 8 gigamètres-cube par an et son coût est évalué provisoirement à environ 700 millions de dollars, selon Pétrostratégies. Le projet devrait être financé en partie par des fonds européens, par l’intermédiaire entre autres de la Banque européenne d’investissement (BEI). Les débouchés du gaz naturel algérien sont assurés : les centrales électriques que Cepsa et les américains AES et Enron veulent construire dans la région espagnole de Carthagène-Almeira pourraient absorber la moitié du gaz. L’objectif stratégique de TotalFinaElf, qui contrôle le distributeur français Gaz du Sud-Ouest (GSO), est de diversifier les sources d’approvisionnement de ce dernier mais aussi de faire du Sud-Ouest un «nœud de liaisons gazières», a indiqué Pétrostratégies, citant des sources au sein de la compagnie française.
Une société d’études sur la faisabilité d’un projet de gazoduc sous-marin reliant les champs gaziers d’Algérie à la France via la Méditerranée et l’Espagne devrait être prochainement créée, a indiqué hier l’hebdomadaire Pétrostratégies, citant des sources concordantes. Le projet, lancé par les compagnies algérienne Sonatrach et espagnole Cepsa le mois dernier, a suscité l’intérêt des britanniques BP et Gas Natural ainsi que des français TotalFinaElf et Gaz de France (GDF), a précisé Pétrostratégies. Les six groupes devraient signer «dans les jours qui viennent» les statuts de la société d’études, qui devra se prononcer sur la faisabilité technico-économique du projet d’ici au début 2001, a relevé l’hebdomadaire. Le gazoduc devrait initialement être construit entre l’Algérie et...
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