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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Dollar affaibli par les tensions internationales

Le dollar a achevé la semaine à Beyrouth dans le calme sur un marché marqué toujours par les opérations de fin d’année. Dans ce contexte, la propension manifestée par les opérateurs pour les placements en actifs libanais continuait à privilégier la livre, ont indiqué les cambistes pour expliquer le manque d’intérêt pour le billet vert. En effet, l’offre de ce dernier ne parvenait guère à se placer en dehors de la BDL qui a maintenu sa fourchette d’intervention inchangée entre 1 501 LL à l’achat et 1 514 LL à la vente. Cela étant, le dollar devait être invariablement fixé à 1 507,50 LL et négocié sur le marché interbancaire à 1 501 LL dans des échanges relativement minces ne dépassant pas au total quelque 10 millions de dollars, entièrement absorbés par la BDL à ce dernier taux. À l’étranger, le dollar a continué de battre en retraite face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro. Il a été affaibli par la conjonction de trois développements politiques peu rassurants, à savoir la poursuite du bras de fer États-Unis-Irak, la reprise du programme nucléaire en Corée du Nord et le chaos généralisé au Venezuela. Dans la crainte de l’impact de tous ces facteurs conjugués sur l’économie américaine, les quelques opérateurs toujours présents sur les marchés, à la veille de la clôture des comptes de fin d’année, ont estimé devoir se débarrasser du billet vert au profit d’autres monnaies moins exposées à ce genre de risques géopolitiques. Ils ont donc ignoré l’annonce d’une forte hausse de 5,7 % des ventes de logements neufs aux États-Unis en novembre, au lieu d’une baisse de 1,5 % comme attendu par les analystes, ainsi que la montée du chômage en France à 9 % de la population active après la hausse de 0,6 % du nombre des chômeurs pendant la même période. Et ils ont continué de privilégier non seulement l’euro sur le dollar mais aussi le yen malgré la menace lancée par le ministre japonais des Finances d’intervenir pour juguler la hausse du yen. En effet, l’euro est resté solide au-dessus du seuil de 1,04 $, son niveau le plus élevé depuis janvier 2000, fragilisant le billet vert qui s’est finalement négocié à New York à 1,0435 pour un euro contre 1,0375 la veille, à 1,6035 pour un sterling contre 1,60, à 1,3905 FS contre 1,4020 et à 119,85 yens contre 119,95. En Bourse, tous les marchés des valeurs mobilières ont été ancrés dans le rouge hier, subissant aussi les effets des tensions internationales, de la flambée du pétrole et de l’affaiblissement du dollar. Pourtant les volumes des transactions sont restés particulièrement minces des deux côtés de l’Atlantique en raison de l’absence de nombreux investisseurs pour les congés de Noël et du Nouvel An, ce qui explique la volatilité de la cote aussi bien aux États-Unis qu’en Europe. De bonnes nouvelles économiques ne sont pas parvenues à sortir les indices boursiers du rouge. De plus, les nouvelles selon lesquelles des sociétés financières commencent à réévaluer à la hausse les pertes de leurs portefeuilles boursiers pour 2002 sont venues renforcer le sentiment négatif des investisseurs. Finalement, Wall Street a cédé 1,53 % et le Nasdaq 1,42 %. Un peu plus tôt, l’Extra Dax de Francfort avait perdu 5,35 %, le Footsie de Londres 2,86 % et le CAC 40 de Paris 2,25 %. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 18 000 actions A de Solidere de 4 3/4 à 4 7/8 $ et la stabilité de 10 000 actions de Holcim à 19/32 $, dans un marché déserté par les opérateurs. Élie KAHWAGI
Le dollar a achevé la semaine à Beyrouth dans le calme sur un marché marqué toujours par les opérations de fin d’année. Dans ce contexte, la propension manifestée par les opérateurs pour les placements en actifs libanais continuait à privilégier la livre, ont indiqué les cambistes pour expliquer le manque d’intérêt pour le billet vert. En effet, l’offre de ce dernier ne parvenait guère à se placer en dehors de la BDL qui a maintenu sa fourchette d’intervention inchangée entre 1 501 LL à l’achat et 1 514 LL à la vente. Cela étant, le dollar devait être invariablement fixé à 1 507,50 LL et négocié sur le marché interbancaire à 1 501 LL dans des échanges relativement minces ne dépassant pas au total quelque 10 millions de dollars, entièrement absorbés par la BDL à ce dernier taux. À l’étranger,...