Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Saddam Hussein invite la CIA à jouer les indicateurs pour l’Onu

Dans un geste médiatique spectaculaire, l’Irak a relevé le défi des États-Unis et pris les devants en invitant les services de renseignements américains à venir en Irak guider les experts de l’Onu vers les sites dénoncés par Washington et Londres. «Nous ne voyons pas d’inconvénient à ce que les services de renseignements américains viennent en Irak pour indiquer aux inspecteurs (en désarmement de l’Onu) les sites qu’il faudrait inspecter », a déclaré un conseiller du président irakien Saddam Hussein. Le général Amer al-Saadi a lancé cette surprenante invitation lors d’une conférence de presse regroupant les correspondants des médias internationaux présents à Bagdad et retransmise en direct par les chaînes satellitaires, notamment CNN et la chaîne al-Jazira du Qatar. Il a affirmé que les inspecteurs de la Cocovinu et de l’AIEA avaient mis en évidence les « mensonges et allégations infondées » des États-Unis et de la Grande-Bretagne. Selon le général Saadi, Washington et Londres « ont fait croire à la Cocovinu et l’AIEA et au monde entier qu’ils avaient des preuves solides sur la présence d’armes de destruction massive en Irak et ont promis de dévoiler ces preuves ». « Cette invitation est une manière d’aller plus loin, de prendre Américains et Britanniques au mot, de leur dire : “Vous persistez à nous accuser de détenir des armes prohibées, alors venez les montrer vous-mêmes” », a commenté un diplomate étranger. Les Irakiens sont « d’autant plus à l’aise dans cette attitude qu’ils sont confortés par l’exaspération montrée par le chef des inspecteurs, Hans Blix, qui a prié Londres et Washington d’avancer les preuves qu’ils affirment détenir », a-t-il estimé. « C’est symbolique d’insister sur ce point faible, cet apparent paradoxe dans le discours américain qui affirme détenir des preuves irréfutables tout en refusant de les présenter », a ajouté le diplomate. Cependant, cette tergiversation pourrait n’être selon lui qu’une manœuvre des États-Unis, qui, « le moment venu, pourraient sortir leurs cartes de leur manche, selon leur convenance et leur propre calendrier ». Cette spectaculaire opération de relations publiques irakienne « s’inscrit dans la logique que suit le discours politique irakien dernièrement », estime le diplomate. Il rappelle « plusieurs annonces de ce style », notamment l’invitation au Premier ministre britannique Tony « Blair de venir visiter les sites qu’il a lui-même dénoncés, puis celle du Parlement irakien à des membres du Congrès américain pour qu’ils s’assurent en personne que l’Irak ne possède plus d’armes de destruction massive ». « Bagdad souhaite montrer sa bonne foi après avoir pris conscience progressivement de la réalité de la menace américaine et voudrait l’éviter », ajoute-t-il. « Ce geste sera-t-il suffisant ? Est-il déjà trop tard ? Seul l’avenir le dira », a-t-il conclu.
Dans un geste médiatique spectaculaire, l’Irak a relevé le défi des États-Unis et pris les devants en invitant les services de renseignements américains à venir en Irak guider les experts de l’Onu vers les sites dénoncés par Washington et Londres. «Nous ne voyons pas d’inconvénient à ce que les services de renseignements américains viennent en Irak pour indiquer aux inspecteurs (en désarmement de l’Onu) les sites qu’il faudrait inspecter », a déclaré un conseiller du président irakien Saddam Hussein. Le général Amer al-Saadi a lancé cette surprenante invitation lors d’une conférence de presse regroupant les correspondants des médias internationaux présents à Bagdad et retransmise en direct par les chaînes satellitaires, notamment CNN et la chaîne al-Jazira du Qatar. Il a affirmé que les inspecteurs...