Alors que les négociations sur la libéralisation des échanges à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) entrent dans une phase active, l’Union européenne se trouve sur la sellette en raison de ses subventions agricoles qu’on lui demande désormais de réduire d’urgence. Le volet agricole des négociations à l’OMC doit s’ouvrir au printemps et les principaux acteurs, à part l’UE, ont déjà fait connaître leurs positions. Les commissaires européens à l’Agriculture et au Commerce, Franz Fischler et Pascal Lamy, ont promis de faire de leur mieux pour présenter d’ici à fin décembre le plan de l’UE. La Commission a toutefois une marge de manœuvre limitée. Elle est prise dans le corset des décisions du sommet européen de Bruxelles de fin octobre, qui a fixé un plafond annuel d’une quarantaine de milliards d’euros pour les mesures de soutien aux marchés et les paiements directs aux exploitants agricoles. Au sein des Quinze, ce plafond est interprété par les partisans de ces subventions comme une garantie du maintien des aides directes, même si l’élargissement impliquera un partage du gâteau entre davantage d’agriculteurs. M. Fischler défend l’idée de « découplage » entre le montant des paiements directs et le niveau de la production, tout en augmentant parallèlement l’aide au développement rural. Il sait qu’il devra batailler dur avec la France ou l’Espagne, principales bénéficiaires actuelles des aides directes. La Commission n’a cessé de rappeler que les États-Unis ont accru les aides à leurs agriculteurs dans le cadre de la loi agricole (Farm Bill), alors que l’UE plafonne les siennes. La Banque mondiale a qualifié d’« hypocrite » la politique agricole de l’UE mais également celle des États-Unis et leur a demandé de réduire leurs subventions agricoles, « qui sont une charge terrible pour les pauvres dans les pays en développement ». Et Bruxelles de répliquer que « l’UE importe plus de produits agricoles des pays en développement que les États-Unis, le Canada, le Japon et l’Australie réunis ».
Alors que les négociations sur la libéralisation des échanges à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) entrent dans une phase active, l’Union européenne se trouve sur la sellette en raison de ses subventions agricoles qu’on lui demande désormais de réduire d’urgence. Le volet agricole des négociations à l’OMC doit s’ouvrir au printemps et les principaux acteurs, à part l’UE, ont déjà fait connaître leurs positions. Les commissaires européens à l’Agriculture et au Commerce, Franz Fischler et Pascal Lamy, ont promis de faire de leur mieux pour présenter d’ici à fin décembre le plan de l’UE. La Commission a toutefois une marge de manœuvre limitée. Elle est prise dans le corset des décisions du sommet européen de Bruxelles de fin octobre, qui a fixé un plafond annuel d’une quarantaine de...
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