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Actualités - Opinion

Changes et Bourses Nette contraction de l’offre du dollar à Beyrouth

Le retard apporté à la finalisation de l’accord de transfert de propriété du réseau de téléphonie mobile des deux opérateurs actuels à l’État, en prélude à la privatisation de ce secteur, a plongé le marché des changes de Beyrouth dans l’incertitude au lendemain du long chômage du Fitr. En effet, l’offre du dollar, d’abondante qu’elle était ces deux dernières semaines, s’est nettement contractée hier sans pour autant céder la place à un regain d’intérêt pour cette monnaie, dont la demande est restée inexistante en dehors de la BDL. Mais après que cette dernière eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, le billet vert a continué à être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié au bas de cette fourchette, comme depuis mardi dernier, pour la première fois depuis le 15 octobre 1999. Pour ce qui est du volume des transactions, il n’aurait pas dépassé au total quelque 8 millions de dollars, entièrement placés à l’achat par la BDL à 1 501 LL, selon les milieux cambistes. À l’étranger, les incertitudes politiques et économiques aux États-Unis, liées à l’aggravation du chômage (6 % de la population active en novembre contre 5,7 % en octobre) et à la démission du secrétaire américain au Trésor Paul O’Neill et de l’économiste en chef de la Maison-Blanche Lawrence Lindsey, ont continué à peser sur le dollar en ce début de semaine. Cela d’autant que cette démission et le remplacement de M. O’Neill par John Snow commencent à soulever de nombreuses questions quant à la poursuite de l’engagement politique de l’Administration américaine en faveur d’un dollar fort. Certes, plusieurs opérateurs ont estimé hier devoir attendre les premières déclarations de John Snow pour savoir si les États-Unis maintiennent une politique en faveur d’un dollar fort. Aussi, ont-ils ignoré la chute de la production industrielle allemande de 2,1 % en octobre et continué à se débarrasser du dollar à la veille de la réunion aujourd’hui du comité de politique monétaire de la Fed qui doit se prononcer sur l’orientation des taux d’intérêt américains. La rechute de Wall Street est venue aussi assombrir le climat entourant le billet vert, qui s’est finalement négocié à New York à 1,0108 pour un euro contre 1,0098 vendredi dernier, à 1,5795 pour un sterling contre 1,5765, à 1,4570 FS contre 1,4575 et à 123,35 yens contre 123,55. Morosité des Bourses En Bourse, les marchés américains ont accentué leurs pertes, hier, sur des prises de bénéfices concentrées sur les valeurs technologiques du Nasdaq en recul de 3,89 % en clôture, tandis que Wall Street limitait sa baisse à 1,99 %. À cela auraient contribué les craintes entourant la faillite de United Airlines et les tensions entre Washington et Bagdad. La nomination de John Snow à la tête du département du Trésor n’a en rien changé la tendance baissière de la cote, ont indiqué les milieux boursiers. Même phénomène de l’autre côté de l’Atlantique où toutes les Bourses européennes ont largement terminé dans le rouge, emboîtant le pas aux marchés américains. Les télécoms, les valeurs de l’automobile et de la distribution ont conduit ce mouvement avec le secteur pétrolier. À la Bourse de Beyrouth, la séance d’hier a été réduite à la cotation de 1 000 actions A de Solidere à 4 1/2 $ chacune contre 4 3/4 $ mercredi dernier à la veille du long chômage du Fitr. Élie KAHWAGI
Le retard apporté à la finalisation de l’accord de transfert de propriété du réseau de téléphonie mobile des deux opérateurs actuels à l’État, en prélude à la privatisation de ce secteur, a plongé le marché des changes de Beyrouth dans l’incertitude au lendemain du long chômage du Fitr. En effet, l’offre du dollar, d’abondante qu’elle était ces deux dernières semaines, s’est nettement contractée hier sans pour autant céder la place à un regain d’intérêt pour cette monnaie, dont la demande est restée inexistante en dehors de la BDL. Mais après que cette dernière eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, le billet vert a continué à être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié au bas de cette fourchette, comme depuis mardi dernier,...