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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Prises de bénéfices sur le dollar

L’euro a renoué avec la hausse hier après deux journées de baisse continue, profitant de l’incapacité du dollar à poursuivre son mouvement ascensionnel consécutivement à la publication d’indices économiques américains contradictoires. Il a été soutenu par l’annonce de la Fed que la production industrielle aux États-Unis a baissé de 0,8 % en octobre contre 0,2 % en septembre et que le taux d’utilisation des capacités industrielles est retombé de 75,8 % à 75,2 % pendant la même période, nourrissant des inquiétudes quant à l’état actuel de l’économie qui ne cesse de se dégrader. Cela d’autant que le marché venait d’apprendre que les ventes des entreprises aux États-Unis ont diminué de 0,5 % en septembre malgré la hausse de leurs stocks dans une même proportion et que les prix à la production ont bondi de 1,1 % en octobre, leur plus forte hausse depuis septembre 1999, laissant craindre une stagflation. Cela étant, les opérateurs n’ont guère réagi hier à l’annonce par l’Université du Michigan que son indice préliminaire mesurant la confiance des consommateurs américains a progressé de 80,6 pts en octobre à 85 pts en novembre au lieu de 82 pts comme attendu, ainsi qu’à la baisse de la production industrielle en France de 0,3 % en septembre. Ils ont estimé au contraire devoir engranger les quelques gains que leur procure la récente hausse du dollar, surtout après l’effritement de Wall Street, le faisant négocier finalement à New York à 1,0095 pour un euro contre 1,0040 la veille, à 1,5805 pour un sterling contre 1,5790, à 1,4520 FS contre 1,4605 et à 120,45 yens contre 120,55. Volatilité de Wall Street et fermeté des européennes En Bourse, les marchés américains ont été moins unanimes à la hausse pour des raisons en rapport avec la propension des opérateurs à prendre leurs gains avec l’arrivée à expiration hier de certains contrats. La publication d’indicateurs économiques mitigés aux États-Unis est venue aussi assombrir le climat entourant la cote ainsi que l’annonce par Dell de prévisions de résultats décevantes pour le 4e trimestre et par Gateway qu’elle faisait l’objet d’une enquête de la SEC. De plus, l’alerte sur la possibilité d’un attentat spectaculaire lancée par le FBI a également pesé sur la tendance en cette fin de semaine. En effet, Wall Street devait réduire ses gains en clôture à 0,42 % alors que le Nasdaq est parvenu à limiter ses pertes à 0,03 %, dans un marché très volatil. De l’autre côté de l’Atlantique, les Bourses européennes avaient pour la plupart terminé la semaine sur une note positive. Elles ont été soutenues par la hausse surprise de la confiance des consommateurs aux États-Unis, leur faisant ignorer la mauvaise performance des places américaines. À Beyrouth, la propension des opérateurs à vendre le dollar hier dans des quantités dépassant souvent le potentiel d’absorption du marché a permis à la BDL d’acheter les excès d’offres en cette monnaie. Cela étant et eu égard au maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention en l’état, le billet vert devait être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié entre 1 513 et 1 513,25 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 44 425 actions A et 4 500 actions B de Solidere de 4 7/8 $ et de 4 3/4 $ respectivement à 5 $, alors que 15 030 actions C de la Bank of Beirut se sont maintenues à 7 13/16 $ ainsi que 4 000 certificats GDR de la Blom Bank à 17 1/8 $. Élie KAHWAGI
L’euro a renoué avec la hausse hier après deux journées de baisse continue, profitant de l’incapacité du dollar à poursuivre son mouvement ascensionnel consécutivement à la publication d’indices économiques américains contradictoires. Il a été soutenu par l’annonce de la Fed que la production industrielle aux États-Unis a baissé de 0,8 % en octobre contre 0,2 % en septembre et que le taux d’utilisation des capacités industrielles est retombé de 75,8 % à 75,2 % pendant la même période, nourrissant des inquiétudes quant à l’état actuel de l’économie qui ne cesse de se dégrader. Cela d’autant que le marché venait d’apprendre que les ventes des entreprises aux États-Unis ont diminué de 0,5 % en septembre malgré la hausse de leurs stocks dans une même proportion et que les prix à la production...