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Actualités - Chronologie

Les députés conservateurs décidés à s’opposer aux projets de loi de Khatami

La droite iranienne a clairement signifié hier, à l’ouverture du débat parlementaire sur un projet de loi censé desserrer l’étau conservateur, que le texte du président réformateur Mohammad Khatami n’avait aucune chance de franchir les obstacles constitutionnels. Le texte « est contraire à six articles de la Constitution », a ainsi déclaré le député Hamid Reza Haji Babaï. Il « veut limiter le contrôle du Conseil de surveillance sur les élections, ce qui est contraire à la Constitution », a-t-il ajouté, résumant l’argumentaire conservateur depuis que Mohammad Khatami a entrepris de combattre plus directement la résistance constante à ses réformes depuis son élection triomphale en 1997. Le projet, dont l’examen a commencé hier et dont les grandes lignes devraient être votées aujourd’hui, restreint le champ d’intervention du Conseil de surveillance de la Constitution sur les candidatures aux élections. Contrôlé par les conservateurs comme la quasi-totalité des instruments du pouvoir, le Conseil de surveillance, gardien de la loi fondamentale, ne pourrait plus à sa convenance refuser tel ou tel candidat. L’affaire est d’autant plus sensible que les Iraniens éliront leurs maires en 2003, leurs députés en 2004 et leur président en 2005. Le projet participe de l’attaque frontale lancée cet été par Mohammad Khatami contre les conservateurs, tout comme un autre projet, aussi controversé, renforçant les pouvoirs du président et visant la justice, autre frein à la réforme. Certains analystes voient là une manœuvre de la dernière chance de la part du président, confortés par les propos de proches de Mohammad Khatami selon lesquels il n’aurait plus d’autre choix que de démissionner si ses projets étaient rejetés.
La droite iranienne a clairement signifié hier, à l’ouverture du débat parlementaire sur un projet de loi censé desserrer l’étau conservateur, que le texte du président réformateur Mohammad Khatami n’avait aucune chance de franchir les obstacles constitutionnels. Le texte « est contraire à six articles de la Constitution », a ainsi déclaré le député Hamid Reza Haji Babaï. Il « veut limiter le contrôle du Conseil de surveillance sur les élections, ce qui est contraire à la Constitution », a-t-il ajouté, résumant l’argumentaire conservateur depuis que Mohammad Khatami a entrepris de combattre plus directement la résistance constante à ses réformes depuis son élection triomphale en 1997. Le projet, dont l’examen a commencé hier et dont les grandes lignes devraient être votées aujourd’hui, restreint...