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Actualités - Chronologie

Powell tente de calmer les craintes de Paris et de Moscou

Le secrétaire d’État américain, Colin Powell, a insisté sur la disposition des États-Unis à revenir devant le Conseil de sécurité pour débattre des conséquences qu’un manque de coopération de l’Irak avec l’Onu pourrait avoir. Dans un entretien avec des journalistes européens, il a toutefois évité de se rallier à l’idée française qu’une intervention militaire contre l’Irak doive être obligatoirement autorisée par une résolution spécifique du Conseil de sécurité. M. Powell s’exprimait à Washington devant le Financial Times (Londres), Handelsblatt (Dusseldorf), Le Monde (Paris) et El Païs (Madrid), et l’agence d’information russe Itar-Tass. Selon la version de cet entretien publiée hier par Le Monde, il a plaidé pour une unique résolution de l’Onu sur la crise irakienne, bénéficiant d’un large soutien, au moment où les 15 membres du Conseil de sécurité sont engagés dans un débat crucial sur le texte à adopter. « Ce que nous proposons, c’est que le Conseil de sécurité se réunisse immédiatement pour examiner le rapport des deux responsables des inspections », M. Hans Blix et M. Mohammad al-Baradeï, « s’ils étaient empêchés de faire leur travail, ce qui représenterait une nouvelle violation ». M. Blix dirige la Commission de surveillance, de vérification et d’inspection des Nations unies (Cocovinu) et M. al-Baradeï est le directeur-général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) (voir par ailleurs). « Certains disent que cela revient à une seconde résolution, mais il pourrait ne s’agir que d’un second débat. Ceux qui voulaient (revenir devant le Conseil de sécurité en cas de violation) auront la possibilité de proposer, ou non, une seconde résolution, et nous participerons à ce débat », a poursuivi le secrétaire d’État. « Tous ceux qui voulaient qu’un débat soit possible avant que le Conseil ne passe à l’action ont, ainsi, satisfaction », a ajouté M. Powell. Les propos du responsable américain apparaissent comme une nouvelle tentative pour calmer les craintes de certains pays, notamment la France et la Russie, qu’une résolution de l’Onu trop stricte donne carte blanche aux États-Unis pour intervenir militairement sans un feu vert explicite de l’Onu. Toutefois, a souligné M. Powell, « ce doit être une résolution qui, d’une manière ou d’une autre, entraîne des conséquences si l’Irak manque de nouveau à ses obligations ». Il a ajouté, pour expliquer la ligne dure des États-Unis, que « (...) nous devions nous assurer que si M. Blix ou M. al-Baradeï font un rapport sur de nouveaux manquements, une nouvelle infraction, une nouvelle violation, un nouveau problème, nous ne soyons pas menottés et que rien ne puisse arriver ». Mais « il est clair qu’il faudra un certain temps pour que chacun se fasse une opinion, que ce soit au Conseil de sécurité, selon la résolution que nous proposons, ou que ce soit au sein du gouvernement des États-Unis ou de ceux de nos alliés disposés à agir en l’absence d’une nouvelle résolution de l’Onu », a-t-il poursuivi. « La situation ne sera pas si tendue qu’une violation rapportée par M. Blix ou M. al-Baradeï entraînera quelque chose le lendemain matin ! », a souligné le responsable américain. M. Powell a également répété : « Je ne crois jamais que la guerre est inévitable. La position des États-Unis n’est pas conçue pour aboutir à une guerre, mais pour faire face à un danger qui menace la région du golfe Persique et le monde. » « Les États-Unis pensent que, pour résoudre cette affaire, le mieux serait de parvenir à une résolution qui bénéficie d’un fort soutien au Conseil de sécurité. Je pense que nous pouvons avoir une résolution largement approuvée », a assuré M. Powell.
Le secrétaire d’État américain, Colin Powell, a insisté sur la disposition des États-Unis à revenir devant le Conseil de sécurité pour débattre des conséquences qu’un manque de coopération de l’Irak avec l’Onu pourrait avoir. Dans un entretien avec des journalistes européens, il a toutefois évité de se rallier à l’idée française qu’une intervention militaire contre l’Irak doive être obligatoirement autorisée par une résolution spécifique du Conseil de sécurité. M. Powell s’exprimait à Washington devant le Financial Times (Londres), Handelsblatt (Dusseldorf), Le Monde (Paris) et El Païs (Madrid), et l’agence d’information russe Itar-Tass. Selon la version de cet entretien publiée hier par Le Monde, il a plaidé pour une unique résolution de l’Onu sur la crise irakienne, bénéficiant d’un...