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Des modifications radicales pour raviver l’intérêt

Pour relancer l’intérêt et le suspense, surtout à la télévision, des épreuves de la Coupe du monde de ski alpin, dont la saison 2002-2003 débute ce week-end à Soelden, la Fédération internationale de ski (FIS) a introduit des modifications radicales, avec notamment les départs inversés dans les disciplines de vitesse. « Les podiums de ces dernières années étaient fixés à l’issue des 10, voire des 7 premiers concurrents. Et les téléspectateurs quittaient la chaîne qui retransmettait la course », souligne Guenter Hujara, directeur des compétitions masculines. Ce fut, la saison dernière, la règle pour les descentes, à l’exception de celles de Val-d’Isère, en raison de conditions climatiques particulières, et de Val Gardena. Dorénavant, en super-G, le 30e du classement mondial s’élancera avec le dossard numéro 1, et le 1er en 30e position. C’est-à-dire qu’il faudra attendre pour voir l’arrivée des meilleurs. En descente, le dernier entraînement (disputé la veille de la course, sauf météo contraire) déterminera l’ordre de départ. Le plus rapide de la dernière séance chronométrée partira en 30e position, le 2e en 29e, etc. On imagine alors que les plus forts, comme l’Autrichien Stephan Eberharter, connaissant l’avantage de s’élancer en tête sur certaines pistes, comme à Wengen (Suisse), auront le frein à main serré. Ces considérations tactiques risquent d’ailleurs de jouer un mauvais tour, car il y a le risque de se retrouver au-delà de la fatidique 30e place à l’issue du dernier entraînement et donc de s’élancer, pour la course, après les 30 premiers. Avant cette réforme, les meilleurs, dans l’ordre du classement mondial, avaient le choix de leurs dossards. KO et compliqué Si les télévisions sont a priori favorables à ce scénario, les skieurs et les dirigeants se montrent plus réticents, voire hostiles, comme le président de la Fédération autrichienne, Peter Schroecksnadel. Dans le même souci de suspense, la FIS a également programmé pour cette saison deux KO slaloms, l’un pour les messieurs, l’autre pour les dames, disputés à la mi-décembre dans la station piémontaise de Sestrières. Les deux épreuves expérimentales se dérouleront en 4 manches. Il y aura une première manche normale. Les 30 meilleurs temps de cette partie initiale seront qualifiés pour la 2e, qui présente l’originalité d’opposer des paires (le 30e temps contre le 1er, le 29e face au 2e), selon le système du tennis ou du saut à skis. Mais il ne s’agira pas d’un slalom parallèle, les adversaires étant en piste l’un après l’autre. La 3e phase, sur le modèle de la 2e, opposera 18 concurrents, soit les 15 vainqueurs au temps et les trois meilleurs des battus. Les compteurs seront remis à zéro pour la 4e et dernière manche, qui mettra aux prises les 9 slalomeurs ayant survécu aux tours précédents.
Pour relancer l’intérêt et le suspense, surtout à la télévision, des épreuves de la Coupe du monde de ski alpin, dont la saison 2002-2003 débute ce week-end à Soelden, la Fédération internationale de ski (FIS) a introduit des modifications radicales, avec notamment les départs inversés dans les disciplines de vitesse. « Les podiums de ces dernières années étaient fixés à l’issue des 10, voire des 7 premiers concurrents. Et les téléspectateurs quittaient la chaîne qui retransmettait la course », souligne Guenter Hujara, directeur des compétitions masculines. Ce fut, la saison dernière, la règle pour les descentes, à l’exception de celles de Val-d’Isère, en raison de conditions climatiques particulières, et de Val Gardena. Dorénavant, en super-G, le 30e du classement mondial s’élancera avec le...