Le dollar n’est pas parvenu à sortir de sa marge récente d’évolution face aux autres grandes monnaies, notamment l’euro, après la publication hier d’une série d’indicateurs américains contradictoires. D’un côté, la consommation aux États-Unis a donné des signes d’affaiblissement illustrés par la forte baisse de 5,9 % des commandes de biens durables en septembre et la révision de l’indice de confiance des consommateurs de l’université du Michigan de 80,4 points à 80,6 points au lieu de 81 points attendu en octobre contre 86,1 points en septembre. D’un autre côté, la hausse des ventes de logements neufs aux États-Unis de 0,4 % et celle des reventes de logements de 1,9 % en septembre laissaient croire aux investisseurs que ce secteur continuait à tirer l’économie sans pour autant les rassurer qu’il pourrait contrebalancer les mauvais chiffres en provenance du secteur industriel. Certes, le marché semblait s’inquiéter des conséquences pour l’économie américaine d’un possible recul de la consommation, dont les dépenses représentent les deux tiers du PIB. Mais il n’en demeure pas moins que les économies des deux côtés de l’Atlantique et du Pacifique n’ont rien à envier aux États-Unis. À cet égard, il y a beaucoup de pessimisme au sujet des deux secteurs bancaires allemand et japonais qui ne se portent pas très bien, ce qui pourrait peser sur l’euro et le yen. Par ailleurs, le sterling n’a guère réagi hier à l’annonce d’une hausse de 0,7 % du PIB britannique au 3e trimestre et de 1,7 % en glissement annuel, car cela correspondait aux attentes. Eu égard à toutes ces considérations, le dollar s’est finalement négocié à New York sur un ton hésitant à 0,9765 pour un euro contre 0,9780 la veille, à 1,5515 pour un sterling contre 1,5550, à 1,5025 FS contre 1,5005 et à 124,25 yens contre 124,45. Reprise des Bourses américaines et baisse des européennes En Bourse, les marchés américains des actions ont affiché en cette dernière séance de la semaine une sensible hausse, Wall Street gagnant 1,52 % et le Nasdaq 2,5 %. Ce mouvement a été relancé par des achats de couverture et une chasse aux bonnes affaires surtout dans le secteur de la haute technologie, redonnant de l’élan au marché. Celui-ci avait pourtant entamé la journée sur un ton faible à hésitant après la publication de mauvais chiffres pour l’industrie et la consommation et de bons chiffres sur l’immobilier, suscitant de l’incertitude chez les opérateurs. Au contraire, les Bourses européennes, qui avaient ouvert sur un ton soutenu, ne tardaient pas à souffrir des prises de bénéfices, notamment dans les secteurs financier, technologique et des assurances. Les marchés du Vieux Continent sont donc restés ancrés dans le rouge, à quelques exceptions près, dans le sillage de Wall Street à l’ouverture et avant le changement de sa tendance. À Beyrouth, le dollar a achevé la semaine sur un ton recherché, dans un marché qui s’est autoéquilibré, la BDL n’ayant pas été contrainte de le vendre en raison de la présence d’une contrepartie valable à l’offre. Mais, après le maintien par celle-ci de sa fourchette d’intervention en l’état, il a été invariablement fixé au taux indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 514 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 577 actions C de la Byblos Bank de 1 3/16 à 1 1/4 $, la stabilité de 1 785 actions A et de 712 actions B de Solidere à 4 $ et 4 5/8 $ respectivement. Élie KAHWAGI
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