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ART Pour la 29e Fiac, une confiance mêlée de prudence

La 29e Fiac (Foire internationale d’art contemporain) a été inaugurée hier – jusqu’au 28 octobre – à Paris, dans un climat de confiance – le marché ne s’est pas effondré après le 11 septembre 2001 – tempéré de prudence. Il y a un an, l’incertitude régnait après les attentats perpétrés aux États-Unis et alors que le grand rendez-vous artistique débutait le jour même du déclenchement de la guerre en Afghanistan. Six mois plus tard, les ventes d’art contemporain ne comptaient plus les records à New York. À la veille de cette nouvelle édition, aucune des galeries participantes (53 % étrangères, 47 % françaises) ne jurerait renouveler un tel exploit, alors que la Bourse n’en finit pas d’être malmenée et que plane la menace d’une guerre en Irak. Pour Jean-Louis Prat, directeur de la Fondation Maeght à Saint-Paul de Vence (sud), « il faut distinguer deux marchés : celui de l’art moderne, où les belles œeuvres voient leur prix se maintenir, parfois même augmenter, et celui de l’art contemporain dont un bon nombre de collectionneurs, notamment aux États-Unis, sont les mêmes que ceux qui ont perdu à la Bourse. » « D’où, ajoute-t-il, une certaine méfiance, de la prudence et une possible révision des prix du marché de l’art contemporain. La crise n’est pas la même qu’en 1990, au temps de la guerre du Golfe, et les attentats qui se poursuivent depuis le 11 septembre 2001 conduisent à une certaine réflexion. » Pour les organisateurs, la Fiac 2002 devrait se dérouler dans « un contexte confiant, même si des inquiétudes apparaissent », estime Véronique Jaeger, directrice artistique de la manifestation, qui en donne pour preuve « l’arrivée en nombre de galeries allemandes ou américaines qui n’étaient jamais venues.» Si la France totalise 80 galeries participantes, l’Italie en compte 14, les États-Unis 13, la Belgique 12, l’Allemagne et le Royaume-Uni 11, l’Espagne 8, l’Autriche 6, la Suisse 4. Au total, 19 pays (dont trois nouveaux venus : la Grèce, la Russie et Israël) et 169 galeries présenteront 900 artistes. Un nombre à peu près égal à celui de 2001 et en diminution par rapport à l’an 2000, les objectifs du Cofiac (Comité organisateur de la Fiac) étant de « réduire le nombre de galeries pour une meilleure visibilité, les rendre plus sélectives et restreindre la manifestation à 5 jours au lieu de 6. »
La 29e Fiac (Foire internationale d’art contemporain) a été inaugurée hier – jusqu’au 28 octobre – à Paris, dans un climat de confiance – le marché ne s’est pas effondré après le 11 septembre 2001 – tempéré de prudence. Il y a un an, l’incertitude régnait après les attentats perpétrés aux États-Unis et alors que le grand rendez-vous artistique débutait le jour même du déclenchement de la guerre en Afghanistan. Six mois plus tard, les ventes d’art contemporain ne comptaient plus les records à New York. À la veille de cette nouvelle édition, aucune des galeries participantes (53 % étrangères, 47 % françaises) ne jurerait renouveler un tel exploit, alors que la Bourse n’en finit pas d’être malmenée et que plane la menace d’une guerre en Irak. Pour Jean-Louis Prat, directeur de la Fondation...