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L’Italie a toujours la gueule de bois

Quatre mois après son élimination polémique en 8e de finale du Mondial par la Corée du Sud (2-1), l’Italie s’est une nouvelle fois inclinée mercredi au pays de Galles (2-1) en qualifications de l’Euro 2004 de football (gr.9) et a toujours la gueule de bois. Son mythique entraîneur, Giovanni Trapattoni, 63 ans, se retrouve à son tour sur la sellette et piégé par ses propres déclarations, lui qui a toujours affirmé que « seul le résultat compte ». Pourtant, contre une formation galloise euphorique, invaincue maintenant depuis sept matches, le « Trap » pourrait avancer plusieurs excuses. Tout d’abord, il a dû véritablement inventer une équipe en raison de la pluie de forfaits concernant Totti, Vieri, Inzaghi et Zambrotta par exemple, tous blessés. Et puis, surtout, la Squadra est orpheline du jeune retraité Paolo Maldini qui fait cruellement défaut, aussi bien comme joueur que comme meneur d’hommes. Ce n’est sûrement pas Alessandro del Piero, pourtant le meilleur Italien au Millennium, qui pourra le remplacer dans cette fonction. Le problème c’est que Trapattoni hésite, cherche la bonne formule, tout en devant tenir compte des joueurs indisponibles. Comme contre la Yougoslavie à Naples (1-1) samedi dernier, Trapattoni a cette fois insisté avec un 4-3-1-2 ne correspondant pourtant pas à la personnalité de Pirlo, aux épaules encore trop frêles pour être le seul dépositaire du jeu. Par ailleurs, ce n’est sans doute pas en alignant sept joueurs à vocation défensive à Cardiff que l’Italie retrouvera la dynamique de la victoire. Le problème est désormais officiellement posé de savoir si l’actuel entraîneur aura le temps de chercher une nouvelle formule d’ici le prochain match de qualification, le 29 mars à domicile contre la Finlande, avec juste deux matches amicaux de réglage. « Soit les responsables réaffirment leur confiance à Trapattoni, soit ils font un nouveau choix rapidement, pour permettre à son successeur de se livrer à ses premiers essais », pose clairement le problème jeudi la Gazzetta dello Sport. Pourtant, pour Trappatoni, il s’agit d’un faux débat car « l’idée de démissionner ne (m’a) jamais traversé l’esprit ». Pourtant, tout autre entraîneur que Trappatoni, qui jouissait d’un énorme crédit de sympathie, aurait déjà été remercié en présentant un palmarès de deux victoires en onze matches. Désormais le temps presse, l’Italie ne comptant que quatre petits points en trois rencontres et devant encore effectuer un délicat déplacement en Yougoslavie. « Le Brésil et l’Allemagne ont dû batailler ferme pour décrocher leur billet pour le Mondial. Cela ne les a pas empêchés de se qualifier pour la finale de la Coupe du monde », ironise Trappatoni qui attend beaucoup du retour de ses blessés. Du moins, s’il est toujours en poste...
Quatre mois après son élimination polémique en 8e de finale du Mondial par la Corée du Sud (2-1), l’Italie s’est une nouvelle fois inclinée mercredi au pays de Galles (2-1) en qualifications de l’Euro 2004 de football (gr.9) et a toujours la gueule de bois. Son mythique entraîneur, Giovanni Trapattoni, 63 ans, se retrouve à son tour sur la sellette et piégé par ses propres déclarations, lui qui a toujours affirmé que « seul le résultat compte ». Pourtant, contre une formation galloise euphorique, invaincue maintenant depuis sept matches, le « Trap » pourrait avancer plusieurs excuses. Tout d’abord, il a dû véritablement inventer une équipe en raison de la pluie de forfaits concernant Totti, Vieri, Inzaghi et Zambrotta par exemple, tous blessés. Et puis, surtout, la Squadra est orpheline du jeune retraité...