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Tennis - Le Français s’offre Kuerten en finale du tournoi de Lyon Paul-Henri Mathieu sur son nuage(photos)

Paul-Henri Mathieu a réussi hier une performance rarissime en remportant coup sur coup son deuxième titre sur le circuit ATP. Après Moscou, le Français a décroché le Grand Prix de Lyon en dominant en trois sets le Brésilien Gustavo Kuerten 4-6, 6-3, 6-1. « Je ne réalise toujours pas que j’ai gagné à Moscou la semaine dernière, alors analyser ce qui s’est passé ici à Lyon, c’est impossible », a déclaré Paul-Henri Mathieu, vainqueur en 92 minutes. « Physiquement, ça allait mieux que samedi. Je me disais que je n’avais plus qu’un match à tenir ; donc j’étais prêt à donner tout ce qui me restait. J’ai connu un début de match difficile. Mais ces deux dernières semaines, j’ai eu du mal à rentrer dans mes matchs, je suis un peu lourd. Mais avec le temps, je me relâche, tout va mieux. J’ai surtout senti dans le troisième set que Kuerten déclinait. » Paul-Henri Mathieu est le quatrième Français à triompher à Lyon, après Yannick Noah, Fabrice Santoro et Arnaud Clément. « Au changement de côté, je voyais les noms affichés dans les tribunes et ça m’a motivé encore plus. Quand je vais me voir en photo avec le trophée, je vais me dire : Ce n’est pas possible, c’est moi ! Tout arrive si vite. Je suis dans ma bulle. » Un signe ? Mathieu, 47e au classement technique de l’ATP, est assuré de devenir n°2 français aujourd’hui. « Franchement, c’est bien d’être numéro 2 français, mais il n’y a aucune rivalité entre nous. L’important, c’est de grimper dans la hiérarchie. Tout gamin, je rêvais d’être numéro 1 mondial. Pour l’instant, j’en suis encore loin. » Le jeune Français, 20 ans, a profité d’une indiscutable baisse de régime de Kuerten, qui a échoué dans la quête de son 18e titre. « À un moment, j’ai senti que j’avais moins d’énergie, a précisé le Brésilien. Ça n’a rien à voir avec ma hanche (opérée en février). J’ai eu quatre matchs très durs ici à Lyon, notamment les deux derniers face à Marat Safin et Clément. J’ai dû me bagarrer et ça m’a coûté de l’énergie. Je pense que Paul-Henri est aussi fatigué que moi. Mais il se trouve dans une situation différente. Il est en pleine ascension et il a pu bénéficier du soutien du public. » Kuerten va rejoindre Madrid avec un capital confiance important. « Je n’avais jamais disputé de finale ici, a-t-il poursuivi. Je suis donc plutôt surpris par mon niveau de jeu. Si je réussis de bonnes choses aux deux prochains Masters Series, j’aurais réalisé ma meilleure saison indoor. » Paul-Henri Mathieu, lui, réalise d’ores et déjà sa meilleure saison, et il peut se réjouir d’être le premier Français depuis 1991 à remporter deux tournois coup sur coup. Le dernier à y être parvenu était Guy Forget, son capitaine de Coupe Davis. Faut-il y voir un signe ? Vienne : victoire de Federer Le Suisse Roger Federer (n° 6) a remporté dimanche la finale du tournoi de Vienne face au Tchèque Jiri Novak, sur le score de 6-4, 6-1, 3-6, 6-4, augmentant ainsi ses chances de participer à la Masters Cup, à partir du 12 novembre à Shanghai (Chine), épreuve qui réunit les sept meilleurs mondiaux de l’année et le vainqueur d’un tournoi du grand chelem le mieux placé, pour laquelle seuls l’Australien Lleyton Hewitt et l’Américain Andre Agassi sont déjà qualifiés. À Vienne, devant 5 000 personnes, Federer, 21 ans, s’est imposé en 2 h 09 min, s’adjugeant rapidement les deux premiers sets avant de faiblir légèrement dans le troisième. Dans la quatrième manche, le Suisse concrétisait sa première balle de break – et sa première balle de match – pour l’emporter. « C’était chanceux », a-t-il commenté après coup. Au compte des confrontations entre les deux joueurs, le Tchèque ne mène plus que 3 victoires à 2 face au jeune Suisse. Filderstadt : Clijsters s’impose La Belge Kim Clijsters a remporté hier le 26e tournoi de tennis de Filderstadt, épreuve du circuit féminin WTA dotée de 625 000 dollars, en battant en finale la Slovaque Daniela Hantuchova 4-6, 6-3, 6-4. Grâce à ce succès, Kim Clijsters progressera au classement mondial publié aujourd’hui de son actuel 9e rang parmi les cinq premières. En l’absence de la n° 1 mondiale, l’Américaine Serena Williams, forfait pour cause de fatigue, et après l’élimination prématurée de la tête de série n° 1, l’Américaine Jennifer Capriati, Kim Clijsters (n° 6) a réédité le scénario de ses matchs victorieux en quart et demi-finales, respectivement contre la tenante du titre, l’Américaine Lindsay Davenport (n° 2) et la Française Amélie Mauresmo (n° 5) : après avoir perdu le premier set, elle l’a emporté dans les deux autres. En 1 h 54 min, dans une partie très désordonnée, la Belge perdant cinq fois son service et la Slovaque (n° 8) à six reprises, Kim Clijsters a finalement imposé son jeu plus puissant, jouant à fond de l’avantage d’une bien meilleure première balle de service. Hewitt spectateur Dans la première manche, Daniela Hantuchova, plus mobile, a réussi le break décisif à 6-4. Dans la 2e, son adversaire faisait le trou à 5-3 pour s’imposer ensuite en 6-3 sur sa deuxième balle de set. Au set décisif, Kim Clijsters réussissait le break d’entrée, mais sur une double faute de la Belge, Daniela Hantuchova revenait à 4-4, avant que Clijsters ne fasse aussitôt de nouveau le break pour ensuite l’emporter à sa première balle de match. Devant 2 800 spectateurs, la jeune Belge, 19 ans, comme la Slovaque, sous les yeux de son ami et collègue australien Lleyton Hewitt, ainsi que de son père, l’ancien international de football Leo Clijsters, a pris sa revanche de sa défaite en finale à Filderstadt il y a deux ans face à la Suissesse Martina Hingis.
Paul-Henri Mathieu a réussi hier une performance rarissime en remportant coup sur coup son deuxième titre sur le circuit ATP. Après Moscou, le Français a décroché le Grand Prix de Lyon en dominant en trois sets le Brésilien Gustavo Kuerten 4-6, 6-3, 6-1. « Je ne réalise toujours pas que j’ai gagné à Moscou la semaine dernière, alors analyser ce qui s’est passé ici à Lyon, c’est impossible », a déclaré Paul-Henri Mathieu, vainqueur en 92 minutes. « Physiquement, ça allait mieux que samedi. Je me disais que je n’avais plus qu’un match à tenir ; donc j’étais prêt à donner tout ce qui me restait. J’ai connu un début de match difficile. Mais ces deux dernières semaines, j’ai eu du mal à rentrer dans mes matchs, je suis un peu lourd. Mais avec le temps, je me relâche, tout va mieux. J’ai surtout...