L’ancien président américain Jimmy Carter, lauréat vendredi du prix Nobel de la paix 2002, a mené infatigablement, depuis son départ de la Maison-Blanche il y a près de 22 ans, de très nombreuses missions de médiation et d’observation. Voici les principales : – Au lendemain de sa défaite face à Ronald Reagan en 1980, l’artisan des accords de Camp David intervient à titre officiel ou en son nom, ou encore au titre de la Fondation Carter d’Atlanta, et prêche à travers le monde la cause de la paix et des droits de l’homme. Il joue les médiateurs entre la Somalie et l’Éthiopie, observe des élections au Panama, au Nicaragua, au Paraguay, en Haïti, fait campagne contre une maladie tropicale en Guinée, invite les factions rivales du Sud-Soudan à venir dans son État natal de Géorgie pour des pourparlers de paix. Au cours de l’année 1994, Jimmy Carter réussit plusieurs missions de bons offices. – En juin, il intervient avec succès auprès de Pyongyang alors que la crise sur les installations nucléaires nord-coréennes semble dans l’impasse et rentre à Washington le 19, pour affirmer que « la crise est finie ». – Moins d’une semaine plus tard, il propose ses offices au Nicaragua, pour trouver une solution au problème des expropriés par le précédent gouvernement. – Une tournée en Afrique l’emmène ensuite notamment au Libéria, où il obtient l’accord des trois factions signataires de l’accord de paix de juillet 1993 pour se rencontrer à Accra (Ghana). – En septembre, alors que les États-Unis s’apprêtent à intervenir en force à Haïti, il réussit à convaincre les militaires de quitter le pouvoir pour permettre le retour du président élu Jean-Bertrand Aristide. – En décembre, il annonce à Sarajevo un accord sur un cessez-le-feu pour quatre mois et un accord sur la cessation des hostilités en Bosnie. En Afrique, M. Carter a multiplié, à partir de 1995, ses efforts pour mettre un terme à la guerre civile soudanaise. – Il s’engage, en 1999, dans une médiation entre le Soudan et l’Ouganda, d’une part, et entre les autorités de Khartoum et la guérilla sudiste, d’autre part. – En 2002, il lance un nouvel appel à l’arrêt de la guerre civile pour pouvoir éradiquer les maladies. – Dans la région hypersensible des Grands Lacs avec ses 2 millions de réfugiés hutus rwuandais et burundais, il s’emploie durant plusieurs mois à faciliter le dialogue entre les chefs d’État des cinq pays concernés, notamment lors des sommets du Caire et de Tunis en 1995-1996. – En 2002, c’est l’épidémie du sida qui le conduit à effectuer une tournée au Nigeria, en Afrique du Sud et au Kenya. – En mai 2002, Jimmy Carter est le plus haut mandataire américain à visiter Cuba depuis la révolution castriste il y a 43 ans. Au cours de sa visite de six jours, il prononce à l’université de La Havane un discours demandant notamment la levée de l’embargo économique américain contre Cuba et pressant Fidel Castro d’ouvrir ses prisons aux observateurs internationaux. – Enfin, en juillet dernier, à l’issue de sa mission à Caracas, il a obtenu l’acceptation par le gouvernement vénézuélien du président Hugo Chavez de l’intervention d’organisations internationales, dont l’Onu, pour faciliter le dialogue avec l’opposition.
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