L’ancien président américain Jimmy Carter, qui a reçu le prix Nobel de la paix vendredi, s’est trouvé une vocation d’homme de paix en multipliant depuis vingt ans les missions humanitaires et de bons offices dans le monde. Pour celui qui avait quitté la Maison-Blanche début 1981 par la petite porte, sévèrement battu par Ronald Reagan en novembre 1980, cela ressemble presque à une renaissance, à tel point que M. Carter, 78 ans, est parfois décrit, non sans ironie, comme le meilleur ex-président qu’aient connu les États-Unis. Natif de Plains, en Géorgie (Sud), État auquel il est toujours resté fidèle, et baptiste fervent, Jimmy Carter a effectué un parcours atypique, d’officier de marine aux affaires, de propriétaire d’une exploitation familiale d’arachides à la présidence. Mais pour beaucoup d’Américains, ses quatre années passées à la Maison-Blanche (1977-1981) ont surtout laissé de mauvais souvenirs, ses détracteurs parlant même d’un homme symbolisant le déclin de la puissance de l’Amérique. Après avoir succédé à Gerald Ford en 1977, le démocrate Jimmy Carter, qui était alors gouverneur de Géorgie, avait dû affronter nombre de crises internationales, ainsi qu’une récession économique à la fin de son mandat. Le fait marquant de sa présidence a certes été l’accord de Camp David, en 1979, entre Israël et l’Égypte. Mais elle a aussi été marquée par le cauchemar de la prise d’otages américains en Iran en 1979-80, ce qui lui avait valu une réputation de faiblesse et de naïveté sur le plan international. Passionné par les droits de l’homme et la justice sociale, Jimmy Carter, redevenu simple citoyen et alors âgé de 56 ans, a profité de son aura d’ex-président pour fonder en 1982 à Atlanta (Géorgie) le Centre Carter avec l’objectif de promouvoir les mêmes causes qui avaient animé nombre des mesures prises durant son mandat. Depuis, cet homme aux traits tirés mais qui conserve un sourire qui fait les délices des caricaturistes, n’a cessé d’être « un combattant » pour la paix, préférant aux parties de golf le rôle de médiateur dans nombre de conflits. Aux États-Unis mêmes, il œuvre pour l’Habitat pour l’humanité, une organisation qui construit des logements pour les déshérités. En décembre 1998, Jimmy Carter a reçu le premier Prix des droits de l’homme des Nations unies, créé pour marquer le 50e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. En 1999, le président Bill Clinton lui a accordé, ainsi qu’à sa épouse Rosalynn, la plus haute distinction civile américaine, la Médaille présidentielle de la liberté.
L’ancien président américain Jimmy Carter, qui a reçu le prix Nobel de la paix vendredi, s’est trouvé une vocation d’homme de paix en multipliant depuis vingt ans les missions humanitaires et de bons offices dans le monde. Pour celui qui avait quitté la Maison-Blanche début 1981 par la petite porte, sévèrement battu par Ronald Reagan en novembre 1980, cela ressemble presque à une renaissance, à tel point que M. Carter, 78 ans, est parfois décrit, non sans ironie, comme le meilleur ex-président qu’aient connu les États-Unis. Natif de Plains, en Géorgie (Sud), État auquel il est toujours resté fidèle, et baptiste fervent, Jimmy Carter a effectué un parcours atypique, d’officier de marine aux affaires, de propriétaire d’une exploitation familiale d’arachides à la présidence. Mais pour beaucoup...
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