C’est le moment de revenir, encore une fois, sur ce grand cinéaste nommé Steven Spielberg (pas toujours très bien compris, d’ailleurs). Son avant-dernier film [1], Minority Report, sorti tout récemment en France, est toujours sur les écrans libanais. Et, dernièrement, Spielberg a accordé un entretien à la revue L’Express (n° en date du 26 septembre dernier). Complet autant que passionnant, l’entretien en question. Il s’ouvre sur une phrase-clé qui éclaire toute son œuvre: «L’enfant que j’étais ne m’a jamais quitté». En d’autres termes, Steven Spielberg, adolescent prolongé et fort heureux de son état, a toujours su préserver – et privilégier – la part mystérieuse de l’enfant qui est en lui. À cet égard, son film le plus révélateur – même s’il est par ailleurs discutable et si il a été souvent sous-estimé – pourrait bien être A. I. (Artificial Intelligence), où Spielberg manipule un jouet d’adulte (créé par Kubrick), qui lui apporte comme une jouissance trouble, d’où la composante sexuelle n’est pas absente. Entre le cinéma «grand public» et «l’autre», Spielberg n’a jamais trouvé son équilibre et, sans doute, ne veut-il pas vraiment le trouver. Il précise: «J’avais compris que le public attendait de moi un certain type de spectacle, exactement comme il attendait des westerns de John Ford. Mais, voyez-vous, un jour Ford a eu besoin de réaliser The Quiet Man... Pour moi, je voudrais qu’on se souvienne (aussi) d’Amistad (ajoutons-y The Color Purple). Un grand enfant doué, ce Spielberg!» [1]: Le dernier en date (terminé) est Catch Me If You Can, avec Tom Hanks et Leonardo Di Caprio (voir ci-dessous). G.-P.
C’est le moment de revenir, encore une fois, sur ce grand cinéaste nommé Steven Spielberg (pas toujours très bien compris, d’ailleurs). Son avant-dernier film [1], Minority Report, sorti tout récemment en France, est toujours sur les écrans libanais. Et, dernièrement, Spielberg a accordé un entretien à la revue L’Express (n° en date du 26 septembre dernier). Complet autant que passionnant, l’entretien en question. Il s’ouvre sur une phrase-clé qui éclaire toute son œuvre: «L’enfant que j’étais ne m’a jamais quitté». En d’autres termes, Steven Spielberg, adolescent prolongé et fort heureux de son état, a toujours su préserver – et privilégier – la part mystérieuse de l’enfant qui est en lui. À cet égard, son film le plus révélateur – même s’il est par ailleurs discutable et si il a...
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