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Actualités - Chronologie

ASSURANCE La branche non-vie est en cours de redressement

Le secteur de l’assurance non-vie, qui a subi d’importants chocs depuis deux ans, est en cours de redressement, selon une étude publiée hier par le réassureur suisse Swiss Re. Les déboires enregistrés par le secteur, comme les attentats du 11 septembre 2001 ou la déconfiture des marchés boursiers, lui ont aussi permis d’augmenter les primes, une mesure nécessaire pour équilibrer les bilans des compagnies. « Les pertes ont permis à la branche de faire le ménage. Si le secteur devrait encore accuser une perte en 2002, 2003 devrait être une bonne cuvée et la tendance devrait se poursuivre au-delà de l’an prochain », a dit Rudolf Enz, directeur adjoint de la recherche économique chez Swiss Re. Les attentats du 11 septembre aux États-Unis ont accentué le phénomène, mais le raffermissement s’était déjà fait sentir fin 2000-début 2001. Compte tenu de la pénurie mondiale de capitaux et d’une exposition au risque toujours croissante, cette évolution devrait se poursuivre, indiquent les auteurs de l’étude. Début 2002, les primes ont déjà fortement augmenté et cela devrait continuer. Selon Swiss Re, la hausse a oscillé entre 5 et 20 % pour les primes des assureurs et des réassureurs et entre 10 et 25 % pour les primes non proportionnelles (primes avec très forte franchise) des réassureurs. Les augmentations ont été nettement plus marquées aux États-Unis qu’en Europe et au Japon. En outre, certains secteurs à haut risque comme le transport aérien ont dû faire face à des augmentations massives. En l’espace de deux à trois ans, le paysage de l’assurance non-vie a été complètement bouleversé, poursuit l’étude. D’un excédent de capital, la branche est désormais passée à une pénurie. Les capitaux propres du secteur non-vie à l’échelle mondiale ont fondu de 90 milliards de dollars l’an passé et la détérioration devrait se poursuivre cette année. Pour 2002, Swiss Re table sur une contraction de quelque 180 milliards de dollars, soit 25 %, par rapport aux sommets historiques atteints début 2000. La disparition de plusieurs acteurs sur le marché a encore aggravé le manque de fonds propres. Face à cette situation et aux risques croissants engendrés par le terrorisme, les assureurs prennent désormais moins de risques dans leurs investissements que dans la dernière décennie. Du point de vue du risque par rapport aux rendements, il est désormais plus intéressant de placer les capitaux sur le marché de l’assurance non-vie et du crédit, où les perspectives sont bonnes, que sur celui des actions, conclut l’étude.
Le secteur de l’assurance non-vie, qui a subi d’importants chocs depuis deux ans, est en cours de redressement, selon une étude publiée hier par le réassureur suisse Swiss Re. Les déboires enregistrés par le secteur, comme les attentats du 11 septembre 2001 ou la déconfiture des marchés boursiers, lui ont aussi permis d’augmenter les primes, une mesure nécessaire pour équilibrer les bilans des compagnies. « Les pertes ont permis à la branche de faire le ménage. Si le secteur devrait encore accuser une perte en 2002, 2003 devrait être une bonne cuvée et la tendance devrait se poursuivre au-delà de l’an prochain », a dit Rudolf Enz, directeur adjoint de la recherche économique chez Swiss Re. Les attentats du 11 septembre aux États-Unis ont accentué le phénomène, mais le raffermissement s’était déjà fait...