Valérie Rauchbach à la Compagnie des arts Valérie Rauchbach est une artiste française qui fait des toiles avec … du sable. Du sable volcanique, noir, irisé, de préférence. Elle en tapisse ses fonds. Puis elle fait le tour du monde à la recherche de grains de différentes couleurs. Des Antilles à l’Italie, en passant par l’Islande, la France, le Maroc. Ses œuvres comportent chacune des traces d’ailleurs. Le sable se cristallise alors en de formes diverses. Il y a là des verres, des coupes de vin, des bouteilles, des gousses d’ail scintillant sous la lumière. « Il y a quelque chose d’originel, de vierge, dans le sable, comme ces dessins ou ces empreintes que l’on s’amuse à laisser sur une plage, comme si l’on était le premier homme à laisser aux autres un signe », indique l’artiste qui a découvert le sable noir volcanique lors d’un voyage aux îles ioniennes. « Cela a été une révélation personnelle et esthétique, ajoute-t-elle. Je trouvais devant moi, et non plus en moi, une matière naturelle, brute, portant en elle toutes les forces et tous les conflits qui m’assaillaient jusqu’alors. » Jusqu’au 23 novembre, à la galerie Compagnie des arts, rue Youssef el-Rami, derrière la municipalité, centre-ville de Beyrouth. De 10h à 20h. Fermé le samedi de 14h à 16h. Artistes francophones au palais de l’Unesco Dans le cadre des événements culturels de l’année Franco Bis, les œuvres d’une trentaine d’artistes francophones sont exposées au palais de l’Unesco. Ces tableaux et sculptures ont été réalisés lors de résidences d’artistes à Tripoli en 2001 et à Saïda en 2002. Rappelons que ce projet, intitulé « Expression plurielle en francophonie : l’art contemporain entre tradition et modernité », est le fruit d’une collaboration entre l’AIF (Agence intergouvernementale de la francophonie), le ministère de la Culture, la Fondation Hariri et les municipalités de Tripoli et de Saïda. Les plasticiens, venus de Bulgarie, de Roumanie, d’Albanie, de Belgique, de Suisse, du Canada-Québec, de Tunisie, du Vietnam, de Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Niger, du Gabon, du Maroc et du Liban, ont réalisé des œuvres diverses entre peintures, sculptures, photos et installations. Des œuvres témoins du dialogue des cultures. Jusqu’au 15 octobre. Mireille Honein dans le jardin de l’Escwa Des œuvres d’art dans un jardin public, les Libanais ne sont pas vraiment habitués à en voir. Les flâneurs du côté du jardin de l’Escwa, dans le centre-ville, sont interpellés par la vue de ces 15 personnages grandeur nature (et même plus ?). Telles des momies enturbannées et « bandelettées », elles sont en fait coulées dans la résine, le plâtre et la poudre de marbre. Après le béton et le bronze, l’artiste s’essaye à des textures moins lisses, moins parfaites. Avec un message à l’appui ou plutôt une critique de l’être et du paraître de la société, et un hymne à la liberté (Photo Marwan Assaf). Artistes arméniens à la galerie Nalbandian Varoujan Mardirian sculpte le bois. Lisses, d’une douceur épidermique, ses œuvres d’une hauteur moyenne (entre 40 et 96 cm) représentent des instruments de musique (trompette, contrebasse, viole), un couple ou une danse et des idées plus abstraites comme Le souvenir ou La procréation. Ara Schira travaille le plâtre, l’aluminium et le marbre de Carrare. Son sujet de prédilection ? Les torses. Il faut dire qu’il sont particulièrement séduisants, ces bustes. Alik Kotcharian burine des figures humaines dans du marbre et de la pierre libanaise. À la galerie Loutfik G. Nalbandian & fils, rue de l’indépendance, Sodeco. Jusqu’au 12 octobre. M.G.H.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Valérie Rauchbach à la Compagnie des arts Valérie Rauchbach est une artiste française qui fait des toiles avec … du sable. Du sable volcanique, noir, irisé, de préférence. Elle en tapisse ses fonds. Puis elle fait le tour du monde à la recherche de grains de différentes couleurs. Des Antilles à l’Italie, en passant par l’Islande, la France, le Maroc. Ses œuvres comportent chacune des traces d’ailleurs. Le sable se cristallise alors en de formes diverses. Il y a là des verres, des coupes de vin, des bouteilles, des gousses d’ail scintillant sous la lumière. « Il y a quelque chose d’originel, de vierge, dans le sable, comme ces dessins ou ces empreintes que l’on s’amuse à laisser sur une plage, comme si l’on était le premier homme à laisser aux autres un signe », indique l’artiste qui a découvert le...