Le dollar a renoué avec la hausse face aux autres grandes monnaies en cette fin de semaine, soutenu par des chiffres du chômage meilleurs qu’attendu aux États-Unis. Il a ainsi brusquement bondi peu après l’annonce par le département américain du Travail que le nombre des chômeurs n’a pas dépassé 5,6 % de la population active en septembre, son plus bas niveau depuis le début de l’année. Ce développement a été donc bien accueilli par les investisseurs malgré qu’il s’est accompagné de quelque 43 000 suppressions d’emplois le mois dernier, surtout après qu’ils eurent appris que le nombre de créations d’emplois en août a été révisé fortement en hausse de 39 000 à 107 000. Selon les analystes, le marché a choisi de retenir la baisse du chômage américain en septembre et la révision à la hausse des créations d’emplois en août pour expliquer ce regain d’intérêt pour le dollar. Cela d’autant que le chef des conseillers économiques de la Maison-Blanche, Glenn Hubbard, faisait savoir hier que la croissance du PIB américain pourrait bien dépasser les 3 % au 3e trimestre contre 1,3 % au 2e trimestre et entraîner des créations d’emplois. Plus tôt dans la matinée, le dollar avait trouvé appui aussi dans la chute de l’indice d’activité du secteur des services de la zone euro de 50,8 points en août à 49,1 points en septembre au lendemain de la baisse de cet indice dans le secteur manufacturier européen, le privilégiant sur la monnaie unique. Compte tenu de toutes ces considérations, le billet vert s’est finalement négocié à New York à 0,9795 pour un euro contre 0,9880 la veille, à 1,5650 pour un sterling contre 1,5705, à 1,4925 FS contre 1,4780 et à 123,25 yens contre 122,70. Les Bourses mondiales s’enfoncent dans le rouge En Bourse, les marchés américains ont poursuivi leur dégringolade, les bons chiffres de l’emploi aux États-Unis n’ayant guère rassuré les investisseurs. Ceux-ci se sont montrés préoccupés par les résultats des sociétés américaines, après l’avertissement du groupe pharmaceutique Schering Plough et d’EMC, numéro un mondial du stockage de données, sur leurs chiffres d’affaires et la publication par Alcoa de résultats inférieurs aux attentes. La cote a souffert aussi des incertitudes sur la situation avec l’Irak, le président George W. Bush ayant annoncé hier qu’il s’adressera à la nation lundi soir à ce sujet. Dans cette attente, Wall Street a terminé la semaine en baisse de 2,45 % et le Nasdaq de 2,2 %. Même phénomène en Europe où les Bourses se sont aussi mal comportées, personne n’ayant eu aucune raison d’acheter avant le week-end en l’absence de catalyseur, fait-on savoir dans les salles de marchés. Il y a eu quelques ventes de précaution à la veille de la présidentielle ce week-end au Brésil, où le candidat de gauche pourra probablement l’emporter. À Beyrouth, la livre libanaise a achevé la semaine en beauté, le dollar demeurant toujours survendu sur le marché interbancaire. La BDL, soucieuse de reconstituer ses réserves de changes, a procédé ainsi à l’absorption de tout excès d’offres à 1 513,50 LL, après avoir maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse de 5 185 actions A de Solidere de 4 1/4 à 4 1/8 $ et la stabilité de 4 601 actions C de la Bank of Beirut à 7 13/16 $ et de 1 000 actions de Holcim à 19/32 $. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar a renoué avec la hausse face aux autres grandes monnaies en cette fin de semaine, soutenu par des chiffres du chômage meilleurs qu’attendu aux États-Unis. Il a ainsi brusquement bondi peu après l’annonce par le département américain du Travail que le nombre des chômeurs n’a pas dépassé 5,6 % de la population active en septembre, son plus bas niveau depuis le début de l’année. Ce développement a été donc bien accueilli par les investisseurs malgré qu’il s’est accompagné de quelque 43 000 suppressions d’emplois le mois dernier, surtout après qu’ils eurent appris que le nombre de créations d’emplois en août a été révisé fortement en hausse de 39 000 à 107 000. Selon les analystes, le marché a choisi de retenir la baisse du chômage américain en septembre et la révision à la hausse des...