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Actualités - Chronologie

Un accord Irak-Onu prend Washington de court

L’Onu et l’Irak ont mis au point mardi les modalités d’une reprise des inspections de désarmement sans attendre le renforcement du mandat des inspecteurs de l’Onu qu’exige Washington. L’Irak a annoncé qu’il attendait la première équipe d’experts de l’Onu dans les quinze jours mais les États-Unis ont répliqué qu’ils s’opposeraient au retour des inspecteurs tant qu’une nouvelle résolution du Conseil de sécurité n’aurait pas durci le régime d’inspections. Hans Blix, directeur de la Commission de contrôle, de vérification et d’inspection des Nations unies (Cocovinu), a annoncé après deux jours de discussions à Vienne que l’Irak s’était engagé à donner « un accès immédiat, sans condition et sans restriction » à tous les sites. Bagdad a cependant insisté pour maintenir les procédures existantes pour la visites de huit « sites présidentiels », considérés comme symboliques de la souveraineté de l’Irak. Ces procédures ont fait l’objet d’un memorandum d’accord signé en 1998 à Bagdad par le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan et entériné par la résolution 1154 du Conseil de sécurité. Washington ne veut plus des résolutions qui depuis la fin de la guerre du Golfe en 1991 ont régi le travail des inspecteurs. Le président George Bush a insisté mardi pour que le Conseil de sécurité passe une nouvelle résolution « pour que nous ne retombions pas dans les mêmes pièges que ces onze dernières années ». « Je ne permettrai pas à Saddam Hussein de continuer à mentir et à jouer avec l’opinion internationale », a-t-il déclaré. Les États-Unis et la Grande-Bretagne négocient avec les autres membres permanents du Conseil de sécurité un nouveau texte, mais n’ont pas réussi jusqu’à présent à vaincre leurs réticences. Moscou a même répété mardi qu’une nouvelle résolution était superflue. En attendant que cette nouvelle résolution soit adoptée, « nous agirons de manière à contrecarrer » le retour des inspecteurs, a déclaré un haut responsable du département d’État. « Nous disposons d’un certaine influence au sein du Conseil de sécurité » de l’Onu, a-t-il ajouté. L’Irak de son côté a rejeté d’avance toute nouvelle résolution. Il avait mis trois ans à accepter la dernière en date adoptée en 1999. « Ceux qui battent les tambours de guerre se trompent s’ils croient que l’Irak acceptera l’inacceptable, soit une nouvelle résolution de l’Onu », a déclaré le porte-parole du gouvernement irakien. Le secrétaire d’État américain Colin Powell avait déjà suggéré lundi soir à M. Blix de suspendre ses préparatifs de retour, dans une interview télévisée. Mais M. Blix et son collègue Mohammed el-Baradei, directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ont poursuivi leurs discussions avec une délégation irakienne, dirigée par un conseiller du président Saddam Hussein, Amir al-Saadi.
L’Onu et l’Irak ont mis au point mardi les modalités d’une reprise des inspections de désarmement sans attendre le renforcement du mandat des inspecteurs de l’Onu qu’exige Washington. L’Irak a annoncé qu’il attendait la première équipe d’experts de l’Onu dans les quinze jours mais les États-Unis ont répliqué qu’ils s’opposeraient au retour des inspecteurs tant qu’une nouvelle résolution du Conseil de sécurité n’aurait pas durci le régime d’inspections. Hans Blix, directeur de la Commission de contrôle, de vérification et d’inspection des Nations unies (Cocovinu), a annoncé après deux jours de discussions à Vienne que l’Irak s’était engagé à donner « un accès immédiat, sans condition et sans restriction » à tous les sites. Bagdad a cependant insisté pour maintenir les procédures...