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Actualités - Chronologie

Des écoles alternatives pour les petits Palestiniens pendant le couvre-feu

«Mon garçon est heureux. Couvre-feu ou pas, il va à l’école », dit avec soulagement Hassan Rayan, qui attend à l’extérieur d’un hangar de Beitounia, où son fils Alharith, 13 ans, suit des cours avec quelque 250 autres élèves. D’autres écoles similaires ont ouvert leurs portes dans des garages ou des entrepôts dans cette localité située au sud-est de Ramallah, depuis que l’armée israélienne y a imposé le couvre-feu. Cette mesure a été décidée dans la foulée du siège par l’armée du QG tout proche du président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat à Ramallah, commencé le 19 septembre. « Nous avons commencé avec 100 élèves, et en quelques jours nous en avons accueilli 250, âgés de 8 à 16 ans, qui se relaient pour suivre le cursus normal établi par le gouvernement », explique Bassam Hassan qui dirige le comité ad hoc du quartier. « Nous avons nettoyé les lieux et demandé aux enfants d’apporter des chaises de chez eux. Une salle séparée accueille les maîtres. Notre initiative a été applaudie par tous », ajoute-t-il. Chaque classe dispose d’un petit tableau, mais les écoliers et lycéens, privés de pupitres, tiennent leurs cahiers sur les genoux. Ezzedine al-Najjar, professeur d’anglais et de mathématiques à la retraite, a été nommé directeur de l’établissement. « Sur mon calepin, j’ai noté les programmes des enfants et des maîtres. Nous pouvons compter sur dix professeurs volontaires et 33 autres qui sont prêts à nous aider », dit-il, l’air satisfait. « Au début, j’étais un peu intimidée, car je ne connaissais personne parmi les garçons. Mais je me suis fait de nouveaux amis ici », affirme Amani Shweiki, 13 ans, qui veut étudier la médecine plus tard. « Mon fils est mieux ici, loin des chars et de la rue pendant le couvre-feu », explique Hassan Abdelwahab, 47 ans. Le ministère de l’Éducation soutient cette initiative qui a été suivie dans la plupart des villes autonomes de Cisjordanie réoccupées depuis la mi-juin par l’armée israélienne à la suite de meurtriers attentats en Israël. Le responsable de la planification au ministère Basri Saleh indique toutefois qu’il ne sait pas si les notes attribuées pourront être reconnues au niveau académique si le couvre-feu doit se prolonger. « Si c’est le cas, il faudra l’envisager, mais c’est problématique, dit-il, car il y a 1,1 million d’élèves en Cisjordanie astreints à étudier sous le couvre-feu, et le ministère n’a pas d’autres solutions à proposer », ajoute-t-il. À Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, les enfants ont été encouragés à braver le couvre-feu et à aller à l’école, bien que ce soit dans cette ville que les écoles de substitution aient été conçues. « Cette formule ne peut pas remplacer les cours réguliers, et, sans les forcer, nous demandons aux enfants d’aller à l’école malgré le couvre-feu », indique la directrice du ministère Juman Karaman. « Aujourd’hui, 90 % suivent ce conseil », dit-elle encore en regrettant que six enfants ont été blessés sur le chemin des écoliers. C’est dans le camp de réfugiés de Balata, près de Naplouse, que les parents ont commencé à pousser leurs enfants à braver le couvre-feu, explique Waël Hachach. Avec d’autres parents, elle a mis au point le système des classes de substitution. « Nous avons pressé l’Unwra – l’agence de l’Onu pour l’aide aux réfugiés palestiniens – de rouvrir l’école de Balata. Elle a accédé à cette demande il y a quatre jours, et tous les 4 000 enfants du camp sont à nouveau dans leurs classes normales », dit-elle. En revanche, dans le camp voisin d’Askar, seuls 50 % des enfants sont revenus aux écoles de l’Unwra, car les chars ont divisé la localité en deux, obligeant la seconde moitié à suivre les cours alternatifs.
«Mon garçon est heureux. Couvre-feu ou pas, il va à l’école », dit avec soulagement Hassan Rayan, qui attend à l’extérieur d’un hangar de Beitounia, où son fils Alharith, 13 ans, suit des cours avec quelque 250 autres élèves. D’autres écoles similaires ont ouvert leurs portes dans des garages ou des entrepôts dans cette localité située au sud-est de Ramallah, depuis que l’armée israélienne y a imposé le couvre-feu. Cette mesure a été décidée dans la foulée du siège par l’armée du QG tout proche du président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat à Ramallah, commencé le 19 septembre. « Nous avons commencé avec 100 élèves, et en quelques jours nous en avons accueilli 250, âgés de 8 à 16 ans, qui se relaient pour suivre le cursus normal établi par le gouvernement », explique Bassam...