Discrète campagne pour un exil de Saddam Hussein ?
le 27 septembre 2002 à 00h00
Les États-Unis et plusieurs de leurs alliés arabes ont entamé une discrète campagne pour persuader le président irakien Saddam Hussein de s’exiler, afin de désamorcer la crise irakienne, selon le journal USA Today de jeudi. Un premier pas a été effectué en août dernier quand le ministre qatari des Affaires étrangères Hamad ben Jassem al-Thani a suggéré au président irakien de démissionner pour éviter une guerre avec les États-Unis, selon le journal, qui cite trois sources diplomatiques arabes sous le couvert de l’anonymat. Mais Saddam Hussein, furieux, lui a ordonné de quitter le pays, ajoutent les mêmes sources. Des responsables américains ont affirmé cette semaine que l’exil du président irakien était une possible alternative à la guerre. Mais l’Administration américaine se veut discrète, ne voulant pas apparaître comme l’instigatrice du projet, de crainte que cela le fasse capoter, ajoute le journal. « C’est (l’exil) un scénario que nous avons fini par envisager », a déclaré à US Today un haut responsable du département d’État sous le couvert de l’anonymat. Le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld avait suggéré mercredi 18 septembre que Saddam Hussein s’exile volontairement, ce qui éviterait aux États-Unis d’intervenir militairement en Irak. « Si Saddam Hussein et sa famille décidaient de mettre fin au jeu et de se rendre dans un pays étranger comme d’autres dirigeants l’ont fait », a déclaré – sans finir sa phrase – sur la chaîne PBS, M. Rumsfeld à qui un journaliste demandait ce qui pourrait satisfaire l’Administration Bush. M. Rumsfeld a ainsi cité le cas de l’ancien chah d’Iran, Mohammed Reza Pahlavi, du président ougandais Idi Amin Dada et du dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier. Il a enfin estimé qu’il était tout à fait possible que le peuple irakien puisse décider que le temps de Saddam Hussein était terminé et que le régime change de l’intérieur. L’ambassadeur d’Irak à Moscou, Abbas Khalaf, avait démenti deux jours plus tard que Saddam Hussein soit prêt à s’exiler, après que la presse eut fait état d’informations selon lesquelles plusieurs de ses proches auraient secrètement voyagé à l’étranger pour savoir quels pays pourraient accueillir sa famille. Selon les mêmes informations, son fils, Oudaï, serait allé à Moscou, ce qu’a également démenti l’ambassadeur.
Les États-Unis et plusieurs de leurs alliés arabes ont entamé une discrète campagne pour persuader le président irakien Saddam Hussein de s’exiler, afin de désamorcer la crise irakienne, selon le journal USA Today de jeudi. Un premier pas a été effectué en août dernier quand le ministre qatari des Affaires étrangères Hamad ben Jassem al-Thani a suggéré au président irakien de démissionner pour éviter une guerre avec les États-Unis, selon le journal, qui cite trois sources diplomatiques arabes sous le couvert de l’anonymat. Mais Saddam Hussein, furieux, lui a ordonné de quitter le pays, ajoutent les mêmes sources. Des responsables américains ont affirmé cette semaine que l’exil du président irakien était une possible alternative à la guerre. Mais l’Administration américaine se veut discrète, ne voulant...
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