Les opérateurs ont été moins unanimes hier à pousser le dollar vers le haut face à toutes les autres grandes monnaies sur des marchés des changes qualifiés de volatils. Ils ont procédé à quelques achats du billet vert contre euro et franc suisse tout en estimant devoir maintenir leurs positions en sterling et en yen. La tendance générale est restée donc irrégulière surtout après la publication de statistiques plaidant tantôt en faveur du dollar et tantôt en faveur d’autres monnaies. À cet égard, ils ont fait état de la baisse de 1,7 % des reventes de logements aux États-Unis en août contre une hausse de 5,3 % en juillet peu après l’annonce d’une nouvelle chute du baromètre IFO mesurant le climat des affaires en Allemagne de 88,8 pts en août à 88,2 pts en septembre, témoignant de la persistance de signes d’affaiblissement économique des deux côtés de l’Atlantique. Plus tôt dans la matinée, les marché avaient appris que l’excédent commercial du Japon aurait atteint 5,5 mds $ en août, en hausse de 107,9 % par rapport au même mois de l’an dernier. Ce phénomène, privilégiant le yen, ne devait guère peser sur le dollar contre les autres monnaies européennes, car les problèmes économiques et politiques sont énormes surtout dans la zone euro, et beaucoup d’investisseurs américains hésitent à placer leur argent dans cette partie du monde. Finalement, le marché s’est montré plus positif vis-à-vis du dollar, principalement à cause du changement de direction de Wall Street qui s’est offert hier un rebond après deux journées de baisse. C’est ainsi qu’il s’est finalement négocié à New York à 0,9770 pour un euro contre 0,9815 la veille, à 1,5575 pour un sterling contre 1,5585, à 1,4990 FS contre 1,4905 et à 122,75 yens contre 123,30. Rebond technique des Bourses mondiales En Bourse, les marchés américains des actions se sont solidement installés dans le vert hier, Wall Street gagnant finalement 2,07 % et le Nasdaq 3,39 %, grâce à un rebond technique après un déclin depuis lundi à des niveaux qui n’avaient pas été vus depuis plusieurs années. À cela auraient contribué aussi quelques bonnes nouvelles de sociétés, notamment General Electric, Tyco et United Technologies, qui ont rassuré les investisseurs sur leurs résultats. De plus, l’approche de la fin du 3e trimestre commence à entraîner quelques habillages de portefeuilles, se traduisant par des achats d’actions et des ventes d’obligations. De leur côté, les Bourses européennes avaient terminé en hausse à l’issue d’une séance marquée également par un rebond technique et par la publication d’un indice IFO moins mauvais que prévu. Les valeurs les plus malmenées ces derniers temps ont été aux avant-postes du rebond, les investisseurs se décidant à tenter quelques achats à bon compte. À Beyrouth, c’est toujours le statu quo sur le marché des changes en raison de l’action de la BDL. Celle-ci, en se déclarant prête à acheter le dollar à 1 501 LL et à le vendre à 1 514, est parvenue donc à le faire fixer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, tout en le laissant se négocier à 1 514 LL dans les échanges interbancaires. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 40 actions B de Solidere de 4 3/8 à 4 1/2 $, le maintien de 5 512 actions A de la même société à 4 1/8 $ et la baisse de 520 actions C de la Byblos Bank de 1 5/32 à 1 4/32 $. Élie KAHWAGI
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