Peu d’espoir subsistait hier de retrouver des survivants parmi la centaine de disparus dans la vallée du Caucase russe ravagée vendredi par une gigantesque coulée de glace et de boue due à l’effondrement du glacier Kolka. La catastrophe d’une ampleur inédite survenue dans la vallée de Koban, dans la République russe d’Ossétie du Nord, a fait 113 disparus, alors qu’au moins 22 corps ont été découverts et qu’un seul survivant a été retrouvé lundi, selon le dernier bilan officiel. Le président russe Vladimir Poutine a ordonné lundi au ministre des Situations d’urgence Sergueï Choïgou de se rendre sur place pour évaluer les dégâts. Le nombre de victimes pourrait être encore beaucoup plus élevé, car de nombreux réfugiés originaires de la Géorgie voisine, non enregistrés auprès des autorités, se trouvaient dans les anciennes bases touristiques de la vallée, selon un porte-parole du ministère ossète de l’Intérieur, Ismel Chaov. Un seul rescapé, un homme de 66 ans, a été retrouvé par les sauveteurs, lundi, dans des décombres ensevelis sous des blocs de glace, et souffrait de gelures et de divers traumatisme, selon le ministère des Situations d’urgence. Quelque 7 kilomètres au-dessus de la localité de Guizel, là où s’est arrêtée la coulée de glace, de pierres et de boue, et en deçà d’un cordon policier déployé par les autorités, plusieurs centaines de proches de disparus étaient réunis dans l’espoir d’obtenir des informations sur les opérations de sauvetage. Le président de l’Ossétie du Nord Alexandre Dzassokhov, qui s’est rendu sur les lieux, a également déclaré que l’heure n’était « pas à l’optimisme ». La catastrophe, causée par le glacier Kolka situé à plus de 2 500 mètres d’altitude près de l’un des sommets de la chaîne du Caucase, le mont Kazbek (5 033 mètres), a ravagé la vallée située à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest de Vladikavkaz, la capitale régionale. Cette vallée autrefois réputée pour sa beauté présentait lundi un visage surréaliste, envahie par une coulée grisâtre de blocs de glace mêlés à la boue large de plusieurs centaines de mètres et épaisse de plusieurs dizaines de mètres, ressemblant à la gigantesque coulée de lave d’une éruption volcanique. Un village, Nijni Karmadon, habité par une trentaine de personnes, a été totalement recouvert par la coulée de plusieurs dizaines de millions de mètres cubes, de même que plusieurs centres touristiques. Plusieurs autres localités ont par ailleurs dû être évacuées en raison des inondations causées par la fonte des blocs de glace, et qui compliquaient encore le travail des sauveteurs.
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