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Le siège de Ramallah soulève un tollé dans le monde

De nombreux dirigeants, en particulier dans le monde arabe, ont appelé dimanche l’armée israélienne à cesser de s’en prendre au président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, qu’elle assiège depuis jeudi soir dans son QG presque entièrement détruit de Ramallah. Les autorités égyptiennes et saoudiennes, ainsi que des milliers de manifestants palestiniens se sont portés au secours du chef palestinien, encerclé par l’armée après un attentat-suicide perpétré jeudi, qui a fait six morts, outre son auteur. L’Égypte a ainsi exhorté samedi les États-Unis, la Russie et la France à « forcer » Israël à cesser le siège de M. Arafat, qui a informé de son sort, par téléphone, plusieurs dirigeants arabes, comme le président égyptien Hosni Moubarak ou le prince héritier saoudien, Abdallah ben Abdel Aziz. Jusqu’à présent, les États-Unis n’ont pas pris de position claire vis-à-vis du siège de M. Arafat, alors que la Russie et la France ont demandé que cesse l’attaque israélienne. Pour le prince Abdallah, il faut mettre fin à cette « agression brutale », tandis que le quotidien gouvernemental syrien Techrine affirme dimanche que l’offensive militaire israélienne est « sans précédent dans l’histoire ». « Mais en raison de la politique américaine de deux poids deux mesures, le Conseil de sécurité de l’Onu est incapable de réprimander ce pays », souligne le journal. Le ministre de l’Information palestinien (démissionnaire), Yasser Abed Rabbo, a exhorté les dirigeants arabes et le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa à « agir rapidement pour sauver la vie du président Arafat » et a demandé aux États-Unis et à l’Union européenne de « faire pression sur Israël pour qu’il arrête son agression ». Farouk Kaddoumi, le chef du département politique de l’OLP, a appelé à une « intervention urgente » de l’Onu pour arrêter les attaques israéliennes. Des milliers de Palestiniens ont manifesté dimanche dans la bande de Gaza et en Cisjordanie pour affirmer leur soutien à leur chef. La veille, ils étaient des milliers à être descendus dans les rues et quatre d’entre eux avaient été tués par des tirs israéliens. Le chef de la diplomatie égyptienne Ahmed Maher avait assuré samedi que les pays arabes à l’Onu « se concertaient avec les autres pays au sujet d’un projet de résolution » qui devrait être étudié lundi lors d’une réunion du Conseil de sécurité. Cependant, aucun signe d’un soutien international ferme et unitaire à la levée du siège n’est jusqu’à présent apparu. La ministère des Affaires étrangères russe a demandé que « cessent le blocus et la destruction du QG » du chef palestinien, et que les autorités palestiniennes « se voient accorder une possibilité réelle de remettre de l’ordre sur leur territoire ». La ministre des Affaires étrangères suédoise, Anna Lindh, a déclaré « craindre pour la sécurité personnelle du président Arafat » et a « exhorté Israël à montrer de la modération et à lever le siège ». La Grèce a appelé aussi le gouvernement israélien à lever « le blocus de Yasser Arafat » tout en demandant à l’Autorité palestinienne « de contrôler et punir les extrémistes ». La France a demandé samedi que « cessent immédiatement » les opérations israéliennes contre M. Arafat. En Turquie, pays qui est le plus proche allié d’Israël dans la région, le Premier ministre Bulent Ecevit s’est dit « très fâché » par ce siège, qu’il a jugé « extrêmement regrettable ».
De nombreux dirigeants, en particulier dans le monde arabe, ont appelé dimanche l’armée israélienne à cesser de s’en prendre au président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, qu’elle assiège depuis jeudi soir dans son QG presque entièrement détruit de Ramallah. Les autorités égyptiennes et saoudiennes, ainsi que des milliers de manifestants palestiniens se sont portés au secours du chef palestinien, encerclé par l’armée après un attentat-suicide perpétré jeudi, qui a fait six morts, outre son auteur. L’Égypte a ainsi exhorté samedi les États-Unis, la Russie et la France à « forcer » Israël à cesser le siège de M. Arafat, qui a informé de son sort, par téléphone, plusieurs dirigeants arabes, comme le président égyptien Hosni Moubarak ou le prince héritier saoudien, Abdallah ben Abdel...