Chute de 51 % des investissements étrangers directs dans le monde
le 17 septembre 2002 à 00h00
Les investissements étrangers directs (IED) ont chuté de 51 % l’an dernier pour s’établir à 735 milliards de dollars dans le monde, marquant leur premier recul en une décennie, indique la Cnuced (Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement) dans son rapport annuel. Entre janvier et juillet 2002, les fusions et acquisitions qui constituent l’essentiel de ces investissements – l’autre type d’IED étant la création d’entreprises – ont perdu 40 % par rapport à la même période de 2001, « ce qui ne peut qu’entraîner la poursuite d’un déclin global », note le rapport intitulé « Rapport sur l’investissement dans le monde 2002 : sociétés transnationales et compétitivité à l’exportation ». Commentant ce nouveau rapport, le secrétaire général de la Cnuced Rubens Ricupero a relevé que « la baisse de plus de moitié en 2001 des flux d’IED est la plus importante jamais enregistrée en 30 ans ». Ce fléchissement concerne au premier chef les pays développés (- 59 %), les pays en développement comme la Chine représentant une part croissante du total des IED. Cette chute retentissante est en grande partie due au recul des fusions-acquisitions, dont le montant devrait rester relativement faible encore cette année, selon la Cnuced. Entre janvier et juillet 2002, ces fusions-acquisitions se sont élevées à 222 milliards de dollars, soit une baisse de 40 % par rapport à la même période de 2001. Cette baisse est imputable à la récession aux États-Unis, en Europe et au Japon ainsi qu’au ralentissement parallèle des activités boursières, note le rapport. Les États-Unis ont cependant conservé en 2001 leur position de principal destinataire des IED, bien que les entrées aient diminué de moitié pour s’établir à 124 milliards de dollars. Ils demeurent aussi le premier investisseur mondial, malgré un recul de 30 %, à 114 milliards de dollars. Les IED à destination et en provenance de l’Union européenne ont reculé de quelque 60 %, le Royaume-Uni et l’Allemagne ayant enregistré le plus net recul des investissements alors que la France est devenue le plus important investisseur extérieur à la région. Dans les pays en développement, les IED ont ralenti de 14 % à 205 milliards de dollars, et l’une des causes en a été la série de crises en Argentine, à Hong Hong et au Brésil. Les investissements directs étrangers ont beau baisser, les filiales à l’étranger des 65 000 sociétés transnationales employaient en 2001 54 millions de personnes, et leur chiffre d’affaires, de près de 19 000 milliards de dollars, représentait plus du double des exportations mondiales réalisées en 2001.
Les investissements étrangers directs (IED) ont chuté de 51 % l’an dernier pour s’établir à 735 milliards de dollars dans le monde, marquant leur premier recul en une décennie, indique la Cnuced (Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement) dans son rapport annuel. Entre janvier et juillet 2002, les fusions et acquisitions qui constituent l’essentiel de ces investissements – l’autre type d’IED étant la création d’entreprises – ont perdu 40 % par rapport à la même période de 2001, « ce qui ne peut qu’entraîner la poursuite d’un déclin global », note le rapport intitulé « Rapport sur l’investissement dans le monde 2002 : sociétés transnationales et compétitivité à l’exportation ». Commentant ce nouveau rapport, le secrétaire général de la Cnuced Rubens Ricupero a...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.