Le dollar a éprouvé beaucoup de difficultés à poursuivre son mouvement ascensionnel entamé dans la matinée d’hier en Europe, souffrant de quelques ventes bénéficiaires. Ce mouvement est intervenu après que des économistes se furent montrés plus réservés que le principal conseiller économique de la Maison-Blanche, Lawrence Lindsey, sur l’impact d’une opération militaire américaine contre l’Irak, évoquant notamment le risque d’une hausse des cours du pétrole et ses conséquences désastreuses sur l’économie. M. Lindsey, cité par le Wall Street Journal, a déclaré que le États-Unis pourraient avoir à dépenser entre 100 à 200 mds $ pour une guerre en Irak. Cette estimation, largement plus élevée que celle donnée récemment par le Pentagone (50 mds $) et les dépenses occasionnées par la guerre du Golfe (61,1 mds $) devaient, selon les analystes du Conference Board, entamer la confiance des consommateurs américains. Cela d’autant que l’inquiétude liée à de possibles représailles irakiennes et à des majorations d’impôts a entraîné une énorme incertitude sur la façon dont les consommateurs envisagent la marche de l’économie. Dans ces conditions, les opérateurs ont fait preuve d’indifférence à l’annonce d’une hausse de 1,2 % des ventes de stocks des fabriques en juillet dans une proportion plus grande que l’augmentation de 0,4 % de ces stocks. Ils ont passé outre aussi les incertitudes entourant les législatives allemandes, dimanche prochain. À cet égard, les opérateurs semblent craindre une victoire des sociaux-démocrates qui entraînerait un blocage politique dans la première économie de la zone euro, alors que des réformes devraient être réalisées. Compte tenue de toutes ces considérations, le dollar devait se négocier finalement à New York à 0,97 pour un euro contre 0,9720 vendredi dernier, à 1,5430 pour un sterling contre 1,5510, à 1,5145 FS contre 1,51 et à 122,35 yens contre 121,70. En Bourse, une grande volatilité a marqué l’évolution des marchés américains des valeurs mobilières, autrement calmes en raison de la fête juive du Grand pardon et de la fermeture de la Bourse de Tokyo. Les inquiétudes entourant les conséquences d’une guerre en Irak et les nouvelles selon lesquelles la SEC a lancé une enquête sur le contrat déterminant les avantages financiers accordés à l’ex-PDG de General Electric ont frappé le marché d’incertitude. En effet, Wall Street a dû clôturer en hausse de 0,81 % contrairement au Nasdaq qui a perdu 1,2 %. De leur côté, les Bourses européennes ont terminé pour la plupart en légère baisse sur des craintes de nouvelles augmentations de capital par Swiss Life et France Télécom. De plus, les craintes d’une guerre en Irak commencent à faire trembler les investisseurs. À Beyrouth, le climat entourant le marché des changes est resté le même, l’offre du dollar continuant à se faire de plus en plus rare sur fond d’inquiétude au sujet de l’affaire de la MTV et du litige sur le Wazzani. Mais après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention en l’état, il devait être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 514 LL. À la Bourse de Beyrouth, c’est toujours le statu quo avec le maintien de 15 248 actions B de Solidere à 4 1/2 $ et de 10 000 actions C de la Bank of Beirut à 7 13/16 $. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar a éprouvé beaucoup de difficultés à poursuivre son mouvement ascensionnel entamé dans la matinée d’hier en Europe, souffrant de quelques ventes bénéficiaires. Ce mouvement est intervenu après que des économistes se furent montrés plus réservés que le principal conseiller économique de la Maison-Blanche, Lawrence Lindsey, sur l’impact d’une opération militaire américaine contre l’Irak, évoquant notamment le risque d’une hausse des cours du pétrole et ses conséquences désastreuses sur l’économie. M. Lindsey, cité par le Wall Street Journal, a déclaré que le États-Unis pourraient avoir à dépenser entre 100 à 200 mds $ pour une guerre en Irak. Cette estimation, largement plus élevée que celle donnée récemment par le Pentagone (50 mds $) et les dépenses occasionnées par la guerre du...