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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Nette reprise du dollar

Le dollar est reparti à la hausse en cette fin de semaine sur les marchés des changes internationaux, après l’annonce d’une hausse meilleure que prévu de 0,8 % des ventes de détail aux États-Unis en août. Ce développement, qui laisse présager une relance de la première économie mondiale dans la mesure où la consommation représente les deux tiers du PIB américain, ne tardait pas à être bien accueilli par les investisseurs après la stabilité des prix à la production pendant la même période, excluant tout risque inflationniste. Dans ces conditions, les opérateurs se sont montrés indifférents non seulement vis-à-vis des craintes d’une intervention américaine en Irak après l’escalade verbale entre Washington et Bagdad, mais aussi à la publication d’une mauvaise statistique américaine. À cet égard, la baisse de l’indice de confiance des consommateurs établi par l’université du Michigan de 87,6 points en août à 86,2 points en septembre est passée inaperçue sur le marché. De plus, le billet vert a profité de la désaffection des investisseurs pour l’euro après l’annonce d’un déficit des comptes courants de 1,6 md EUR dans l’Union européenne au 2e trimestre après 1,5 md EUR au 1er, la démission du patron de France Télécom et la faillite de MobilCom et leurs répercussions sur le pacte de stabilité budgétaire de la France et de l’Allemagne. Eu égard à toutes ces considérations, le dollar a renoué avec la hausse, se négociant à New York à 0,9720 pour un euro contre 0,9820 la veille, à 1,5525 pour un sterling contre 1,5615, à 1,5105 FS contre 1,4960 et à 121,75 yens contre 120,05. Les Bourses suspendues aux craintes d’une guerre contre l’Irak et aux avertissements des sociétés En Bourse, les marchés américains des actions étaient mitigés hier, Wall Street perdant 0,8 % tandis que des considérations techniques profitaient au Nasdaq qui s’est adjugé 0,91 % en clôture. Les avertissements de Honeywell et Lucent et une alerte terroriste en Floride devaient donné le ton à la cote américaine ainsi que les nouvelles déclarations du président Bush sur l’Irak alimentant les craintes de guerre. Pourtant une chasse aux bonnes affaires a permis à la Bourse électronique Nasdaq de mieux résister aux influences baissières. De l’autre côté de l’Atlantique, les Bourses européennes ont toutes fini en baisse dans des affaires dominées par la crainte d’une intervention militaire américaine en Irak et le manque de perspectives économiques. L’annonce par France Télécom d’une perte semestrielle de 12,2 mds EUR alors que sa dette se monte à 67,7 mds EUR, et la décision de MobilCom de déposer son bilan au tribunal des faillites ont également pesé sur la tendance. À Beyrouth, la livre libanaise continuait à souffrir du manque d’offre du dollar depuis la fermeture de la MTV et la mise en garde lancée par Israël contre l’exploitation des eaux du Wazzani. Mais la demande en cette monnaie ne devait guère dépasser les besoins commerciaux du marché. Cela étant et compte tenu du maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention en l’état, le dollar devait être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié à 1 514 LL. Pour ce qui est de la Bourse de Beyrouth, elle est restée déprimée avec la cotation de seulement 200 actions B de Solidere à 4 1/2 $ et de 5 000 actions de Holcim à 19/32 $. Élie KAHWAGI
Le dollar est reparti à la hausse en cette fin de semaine sur les marchés des changes internationaux, après l’annonce d’une hausse meilleure que prévu de 0,8 % des ventes de détail aux États-Unis en août. Ce développement, qui laisse présager une relance de la première économie mondiale dans la mesure où la consommation représente les deux tiers du PIB américain, ne tardait pas à être bien accueilli par les investisseurs après la stabilité des prix à la production pendant la même période, excluant tout risque inflationniste. Dans ces conditions, les opérateurs se sont montrés indifférents non seulement vis-à-vis des craintes d’une intervention américaine en Irak après l’escalade verbale entre Washington et Bagdad, mais aussi à la publication d’une mauvaise statistique américaine. À cet égard, la...