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Actualités - Opinion

En gros plan Hollywood : l’état des choses

Comment va le cinéma américain? Une remarque cynique, en forme de slogan, résume la situation: «les films ne sont pas tous bons, mais ils sont tous vendables». En effet. Sauf que: 1°) les vrais bons films (style The Road To Perdition, de Sam Mendes) se font de plus en plus rares, 2°) nombreux sont ceux qui connaissent des échecs commerciaux. Regardons-y de plus près. L’obsession du box-office (de l’argent, si vous préférez) gangrène le Système des studios. Aujourd’hui, le budget moyen d’un film tant soit peu important atteint les 80 millions de dollars. D’où la quasi-disparition des producteurs et réalisateurs classés «indépendants». Steven Spielberg l’avait prévu dès 1997: «La stratégie hollywoodienne devient désastreuse». L’intrusion abusive des effets spéciaux – parfois tenant quasiment lieu de scénario – allait aggraver le mal. Ainsi, l’auteur de Femme fatale, Brian De Palma, cinéaste marqué par la contre-culture des années 60, exprime sa nostalgie d’«un cinéma américain naguère novateur et aujourd’hui, selon lui, englué dans le conformisme». Certes, les frères Coen travaillent encore – et Clint Eastwood aussi, mais lui c’est un cas à part – mais que devient un Tarantino? Et on connaît les démêlés de Scorsese avec les producteurs de Gangs of New York. Brad Pitt et George Clooney l’avouent: pour des rôles intéressants, il leur faut regarder ailleurs qu’à Hollywood. G.-P.
Comment va le cinéma américain? Une remarque cynique, en forme de slogan, résume la situation: «les films ne sont pas tous bons, mais ils sont tous vendables». En effet. Sauf que: 1°) les vrais bons films (style The Road To Perdition, de Sam Mendes) se font de plus en plus rares, 2°) nombreux sont ceux qui connaissent des échecs commerciaux. Regardons-y de plus près. L’obsession du box-office (de l’argent, si vous préférez) gangrène le Système des studios. Aujourd’hui, le budget moyen d’un film tant soit peu important atteint les 80 millions de dollars. D’où la quasi-disparition des producteurs et réalisateurs classés «indépendants». Steven Spielberg l’avait prévu dès 1997: «La stratégie hollywoodienne devient désastreuse». L’intrusion abusive des effets spéciaux – parfois tenant quasiment lieu...